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Le guide du travailleur nomade fauché

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Où bosser lorsqu'on démarre son activité sans un sous en poche ? Entre cafés de quartier, bibliothèques et espaces de coworking, retour sur mon expérience de travailleur nomade fauché !

Ca fait un an que je travaille à mon compte. Dès le début de l’aventure, un problème s’est posé : je n’avais pas une thune. En tout cas, pas assez pour payer un loyer parisien, et encore moins une place dans un espace de coworking. J’ai donc cherché à réduire mes charges au maximum, d’abord en squattant chez des amis (merci à eux). Puis, en cherchant un endroit pour travailler et développer mon activité à moindre frais. Pas facile.

Un café, l’addition

Comme beaucoup, j’ai commencé par bosser chez moi (enfin, chez mes amis). Même si je me sentais très à l’aise dans l’appartement, travailler chez soi devient rapidement une épreuve psychologique. L’isolement et l’immobilisme finissent par peser et impactent la qualité du boulot. Si on ajoute à ça le voisin au chomâge qui semble prendre ses jeux vidéos très au sérieux, on comprend la difficulté à rester concentré.

Dans une tentative désespérée de voir à nouveau un visage humain, je suis descendu au Starbucks en bas de chez moi, dans le 8e. Confort ok, niveau sonore limité : de quoi démarrer mon activité pour le prix d’un café par jour. Un café trop cher, certes, mais un café quand même. Au final, je suis resté dans ce café pendant près de 6 mois à raison de 3 à 4 demi-journées par semaine.

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Cette fois là j’ai manqué de self-control

Les limites du Système D

Tout s’est compliqué lorsque j’ai quitté ma chambre de bonne, il n’y avait plus de café confortable à proximité. J’ai décidé de me rendre à la bibliothèque. Là, je pouvais passer de longues heures à bosser dans un silence absolu sans être interrompu. J’y suis allé une dizaine de fois en deux mois.

Malheureusement, ce système a lui aussi ses limites. Que ce soit au Starbucks ou à la bibliothèque, impossible de quitter votre place sans prendre le risque de la perdre ou de vous faire voler vos affaires. Une seule solution : se retenir de boire, manger, aller aux toilettes. Au bout du troisième café et d’un jus de fruit, ma journée de travail prennait des allures d’un défi sportif dont le but était de ne pas relâcher ma vessie.

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Aujourd’hui tout a changé, concentration et vessie au top

30 jours de coworking gratuit

Lorsque j’ai signé mes premières missions, j’ai décidé de chercher un lieu ou je pourrai travailler régulièrement, dans de bonnes conditions et à moindre frais. Car comme les entrepreneurs le savent, il y a souvent un délai important entre la signature d’une mission et son paiement. Une journée dans un espace de coworking coûtant en moyenne 25 euros, j’ai du faire preuve de créativité.

Heureusement pour moi, des troublions se sont amusés à créer Copass, un réseau international d’espaces de coworking, avec plus de 130 espaces en France dont 30 à Paris. Le bon plan ? Sur Copass, la plupart des espaces partenaires proposent une journée d’essai gratuite. J’ai donc fait la tournée des espaces parisiens pendant un mois. Une aubaine pour moi et une bonne manière de choisir l’espace de mes rêves en limitant les dépenses.

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Mes transactions sur Copass, ou j’alternais journées gratuites et payantes

L’aspect humain est certainement ce qui différencie le plus un coworking d’un espace de travail traditionnel. J’ai profité de mes journées gratuites pour me présenter, discuter, échanger sur ma situation. Aujourd’hui, j’ai posé mon ordinateur au Coworkshop, Rue des Vinaigriers à coté du Canal Saint-Martin dans le 10è. Maxime, le gérant de cet espace très chaleureux, propose des tarifs à l’heure et des formules sur mesure. Son coup de pouce m’a bien aidé pour démarrer mon activité. Passez nous voir pour discuter de vos besoins, Maxime offre le café !

Le 7 janvier 2016


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