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AirBnb, Deliveroo, Listminut : il a essayé d’en vivre pendant un mois !

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Est-il possible de vivre de l'économie collaborative ? Un journaliste belge a vécu l'expérience : pendant un mois et en totale immersion, il a eu pour défi de gagner 2500 euros. Bilan de son "ubérisation éclair".

Depuis Bruxelles, Christophe Charlot est presque surpris de recevoir notre appel. Ce journaliste du magazine économique TrendsTendances a pourtant vécu une expérience qui a de quoi surprendre. Pendant un mois, il a travaillé uniquement dans l’économie collaborative. Tour à tour livreur à domicile, bricoleur amateur, loueur, cuisinier…Il a presque tout essayé. Avec un objectif : déterminer si oui ou non il est possible de vivre de cette économie. « En Belgique, les gens sont énervés, ils disent que ceux qui utilisent ces plateformes ne déclarent pas leurs revenus. Je me suis donc posé la question : Est-ce qu’on peut vraiment gagner sa vie comme ça ? » Lorsqu’il propose l’idée à son magazine, le journaliste évoque d’abord « une semaine d’immersion ». « Pas suffisant », lui rétorque son rédacteur en chef, qui l’incite finalement à s’immerger pendant un mois complet avec un objectif chiffré : gagner au minimum 2500 €.

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Le journaliste Christophe Charlot s’est improvisé cuisinier pour Menu Next Door – YouTube/Uberize ME©

135 heures de travail
Equipé d’un smartphone pour se filmer, Christophe Charlot se crée des comptes sur des plateformes : Menu Next Door (cuisine pour ses voisins), Listminut (services en tout genre), Deliveroo et Take it Easy (livraison). Il loue aussi sa maison les week-ends sur Airbnb. Le tout en évitant bien sûr de préciser son emploi de journaliste. Une fois prêt à « se faire ubériser », Christophe Charlot fixe des limites. « On voulait être dans un scénario de vie normale. Je suis marié, j’ai deux enfants. Je ne pouvais pas travailler à 5 h le matin ni louer ma maison pendant la semaine », précise-t- il. Malgré tout, son emploi du temps est chargé. Chaque lundi est réservé à la cuisine. Quatre ou cinq soirs par semaine à la livraison. Le reste dépend de la demande. Son expérience la plus difficile ? « Le vélo, c’était crevant ! », confie le journaliste de 37 ans.

« Ça ne paie pas très bien »
Résultat, il a gagné 2 124 € brut à la fin du mois à raison de 7,50 € en moyenne la course à vélo et 108 € pour déterrer des souches d’arbre. « On va vers un monde de freelance, d’indépendants, où l’on va cumuler plusieurs jobs », analyse Christophe Charlot.
Le principal enseignement de son « ubérisation éclair » : pour gagner sa vie, il faut être disponible partout, tout le temps. « Vous êtes tributaire d’une plateforme. Il y a zéro certitude et ça ne paie pas très bien. »

Le 25 mai 2016


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