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Au SchooLab, « le pari c’est de faire confiance à la jeunesse »

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Cet incubateur parisien ouvrait ses portes mercredi 14 septembre. Objectif : aider les étudiants à lancer leurs startup et à explorer des méthodes de travail différentes avec les grands groupes. Reportage.

« Le pari c’est de faire confiance à la jeunesse », lance Julien Fayet, cofondateur de SchooLab. Et la jeunesse (mais pas que), est massivement présente pour la soirée de lancement de ce nouvel espace de 1 800 m2 réparti sur 5 étages à Paris. En plein « Silicon Sentier », où foisonnent entreprises et espaces de coworking, SchooLab se veut à la fois incubateur de startup étudiantes et lieu d’expérimentation de nouvelles méthodes de travail.

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La startup Upup © Côme Bastin

Au rez-de-chaussé, il faut jouer des coudes pour se frayer un passage à travers le bar et découvrir les startups présentées au public. Au menu de la fête ? Pas mal de fête justement. L’appli PocPic permet de diffuser en direct des photos d’événements festifs, Upup ou La Nuit proposent de découvrir les soirées à proximité de l’utilisateur, Nighthawks de se faire livrer des cocktails à domicile… Mais on trouve aussi d’autres startup comme Monmentor, une plateforme de coaching et d’orientation où Muses, une gamme de lingerie destinée aux femmes ayant subi une opération génitale.

DemoDays

Toutes font parties de Starter, un programme d’accélération sur six mois. Pour 250 euros par mois et par personnes, ces startup ont accès à des espaces de travail communs mais surtout à un accompagnement pour passer de la « bonne idée » à l’entreprise. « On les oriente vers les bons mentors, les bons fonds publics, on fait des DemoDays où l’on invite des investisseurs, détaille Julien Fayet. Mais surtout on leur apprend à capitaliser sur leur jeunesse pour travailler et penser différemment, avec des approches plus agiles et ouvertes. »

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Au rez-de-chaussée © Côme Bastin

Dans les étages supérieurs, on trouve aussi des startups permanentes liées à l’éducation et l’engagement citoyen, parmi lesquelles Ticket For Change, Voxe où Mysezame. Au troisième, c’est la cellule d’innovation digitale de La Banque Postale qui a élu domicile, inspirée par l’esprit d’innovation du lieu. Tout en haut, l’OpenMind Kfé accueille les entreprises qui veulent « sortir du cadre » pour mener des réunions et ateliers collaboratifs. « L’idée est de faire travailler tout le monde ensemble, des étudiants ont ainsi récemment réalisé une application avec les équipes de La Poste », raconte Julien Fayet.

Création de produit innovant

En dehors du petit apport des startups présentes, c’est d’ailleurs bien sur les entreprises que compte SchooLab pour se financer. Comment ? En proposant à ses membres étudiants de plancher sur des missions confiées par des « grandes boîtes » à la recherche d’une approche différente. « On travaille avec trois étudiants, un archi, un ingénieur et un designer, illustre Adrien Chaussinand, responsable de projets innovation chez Bouygues Immobilier. On leur demander de nous aider à imaginer la commercialisation de bureaux en Pologne, à comprendre les attentes clients via le design thinking. »

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Julien Fayet, cofondateur de SchooLab © Côme Bastin

Julien Fayet et ses partenaires pourront s’appuyer sur le réseau qu’ils ont construit depuis longtemps. Il y a déjà dix ans, ils lançaient le programme CPI (Création de Produit Innovant), pour faire cogiter étudiants ingénieurs, designers et communicants sur de nouveaux services et produits. En 2013, ils emménagent au NUMA et commencent à y accueillir des étudiants. « On s’est rendus compte que beaucoup d’entre eux étaient des entrepreneurs en herbe et que les grosses boites cherchaient de nouvelles façons de travailler. Il nous fallait construire des ponts entre ces deux mondes. » Avec ce nouvel espace, SchooLab espère « mettre enfin les jeunes générations aux manettes » !

Le 16 septembre 2016


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