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Transport de colis: PiggyBee, un biz’ qui fait le buzz!

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PiggyBee est une start-up spécialisée dans le transport de colis entre particuliers. Depuis avril 2012, la communauté de voyageurs-transporteurs ne cesse de s’accroître à travers le globe. David Vuylsteke, son fondateur, nous explique en quoi ce nouveau projet s’inscrit dans l’esprit de l’économie collaborative et comment il compte faire prospérer son modèle.

 

PiggyBee, kesako ?

 
Pour ceux qui ne seraient pas des anglophones avertis, « to piggy back on »  signifie « tirer parti » et « to give piggy-back rides » veut dire « porter sur le dos ». Accroché à « bee » qui désigne l’abeille, vous obtenez PiggyBee. Ce concept a vu le jour grâce à deux cousins confrontés au problème de l’envoi de colis pour de longues distances. De leur réflexion est né le transport de colis entre particuliers: un voyageur lambda partant de Bruxelles vers Johannesburg pourra transporter dans son sac des chocolats de Belgique en Afrique du Sud. En retour, il se verra offrir un service comme le transport de l’aéroport vers le centre-ville ou un coup à boire. Le projet a essaimé et les fondateurs sont désormais à la tête d’une vraie ruche. Facteur original de différenciation, le site est traduit en neuf langues dont l’ukrainien pour réaffirmer la dimension internationale et cosmopolite du projet.

Le trailer du projet:

 

Authenticité et simplicité, maîtres mots de la stratégie commerciale.

 
Pour préserver l’authenticité et la proximité du contact humain, David envoie un e-mail personnel pour chaque transaction. Accroître la confiance est enjeu crucial pour toute initiative de l’économie collaborative. Il confesse: « lorsque je pitche devant un panel de connaisseurs de l’économie collaborative, c’est l’enthousiasme général, mais devant un auditoire plus large, la question de la confiance et de la sécurité est souvent soulevée ». Les volumes devenant de plus en plus conséquents, un système de géolocalisation des offres est à l’étude pour garantir une réponse rapide au besoin exprimé. Comme le site fonctionne de manière entièrement gratuite – un parti pris préféré au système de commission – Piggybee a désormais besoin de se diversifier. Au transport longue distance gratuit s’ajoutera un modèle de transport express payant pour assurer la viabilité du projet dans son ensemble.

 

PiggyBee Express: vers un Uber du colis? 

 
Pour le moment, PiggyBee concentre son activité sur le service entre particuliers, un marché colossal loin d’être épuisé. Néanmoins, des transactions B2C (des entreprises vers les consommateurs) ont été testées, notamment au Cameroun, pour mettre en relation des professionnels du transport avec des utilisateurs individuels. Les échanges B2B (inter-entreprises) représentent également une belle opportunité de développement pour la startup. La grande nouveauté est la création du service PiggyBee Express qui propose des « livraisons immédiates ou sur rendez-vous depuis les magasins préférés ». Pour ce faire, PiggyBee s’armera d’une flotte de chauffeurs rémunérés ou essaiera de s’appuyer sur toute personne disposant d’un véhicule pour transporter un objet jusqu’à celui qui l’a commandé. Vous pourrez désormais vous faire livrer votre pizza par un particulier qui passait par là!
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Les objets du désir: que peuvent bien transporter tous ces gens ?

 
Avant de se lancer, PiggyBee s’est attaché les services d’avocats spécialisés en Afrique du Sud. Leur expertise a débouché sur un constat: l’entreprise bénéficie d’un vide juridique en termes de transport d’objets. Le seul risque est de voir son saucisson ou son camembert finir à la poubelle avant d’arriver jusqu’à son destinataire. Bien entendu, le site interdit le transport d’animaux ou de drogues. Voici le top 4 (qui n’est donc ni un podium ni un traditionnel top 5) des demandes les plus courantes:

  • Les objets oubliés ou que les voyageurs n’ont pas souhaité acheter sur le moment (l’histoire d’un tee-shirt lonely planet ici)
  • La nourriture locale (ah cette épice incomparable du Tamil Nadu qui vous rend nostalgique)
  • Le matériel électronique, bien souvent moins cher en Chine ou aux Etats-Unis qu’en Europe.
  • Les cosmétiques: les duty free ont tout de même du bon.

Quant à la demande la plus loufoque, elle concerne le transport d’un bus de la Grèce vers le Mozambique. Je ne vous dirai pas s’il est arrivé à bon port pour entretenir le mystère…

Le 24 juin 2014


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