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À la Freelance Fair, « il est temps que les travailleurs indépendants fassent valoir leurs droits ! »

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Fondée il y a cinq ans, Mutinerie est une communauté d’entrepreneurs, de freelances et de salariés en liberté gravitant autour de deux espaces : Mutinerie Coworking à Paris et Mutinerie Village dans le Perche. Les Mutins lancent maintenant la Freelance Fair, le grand rassemblement par, pour et autour des freelances. Rencontre avec Antoine van den Broek, cofondateur de Mutinerie.

Pourquoi lancer cet événement ?

Cela fait cinq ans que nous avons ouvert à Paris notre premier espace de coworking avec l’objectif d’offrir un cadre social et professionnel de qualité aux freelances trop souvent isolés. La question du travail indépendant est au coeur du projet Mutinerie : Mutinerie Coworking notre espace parisien, Mutinerie Village notre espace de travail rural, Mutinerie School notre organisme de formation, Mutinerie Magazine notre média et Mutinerie United notre collectif sont les briques d’un unique et même projet : rendre la vie des freelances plus simple, plus riche et plus épanouissante. Il était donc grand temps pour nous de donner à ce travail un écho à sa mesure.

Et puis, on le voit bien, le sujet des freelances et du travail indépendant dans son ensemble est sorti des marges pour devenir une véritable question de société comme l’ont bien compris les journalistes, les politiques ou les consultants. Encore une bonne raison de porter un coup de projecteur sur le phénomène. Pour finir, nous pensons qu’il est grand temps que les freelances, aujourd’hui dispersés s’unissent pour qu’émerge une véritable conscience collective qui leur permettra demain de faire valoir leurs droits et de peser sur le cours des choses. Voilà au moins trois bonnes raisons de faire cette Freelance Fair.

Qu’est ce qu’on y trouvera ?

La Freelance Fair propose différents formats : des talk, des débats, des tables rondes pour aborder les grandes questions (choix du statut, protection sociale, relations freelances / entreprises, collectifs, lifestyle…). En parallèle se tiendront une vingtaine d’ateliers pratiques sur des sujets aussi variés que la compta, l’action commerciale, la nomadisme digital, le développement personnel, la propriété intellectuelle. Nous avons aussi organisé une Job Fair qui permettra aux participants de rencontrer des organisations en quête d’expertises freelance. Dans l’espace forum, les partenaires de la Freelance Fair ainsi que des experts (MDA, RSI, CAE, UAE…) seront présents pour présenter leur solutions et répondre à vos questions. Le guichet unique dont vous avez toujours rêvé !

L’autre spécificité de la Freelance Fair c’est ces trois parcours que nous avons conçu pour trois publics bien distincts : les freelances, les aspirants freelances et les organisations travaillant ou souhaitant travailler avec des freelances. Chaque catégorie a ses plénières et ses ateliers. La Freelance Fair s’adresse finalement à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre sont concerné par le phénomène. Nous voulons que la Freelance Fair soit et demeure un moment de rencontre et d’échanges entre tous ces acteurs qui gagneraient à mieux se connaître.

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Peut-on vraiment fédérer les freelance ? Un mouvement collectif-est-il possible ?

Je pense que oui. Les freelances ont déjà commencé à se fédérer au niveau local, notamment autour des espaces de coworking. Ces communautés ne sont pas hermétiques et communiquent entre-elles, elle constituent un socle culturel commun pour les freelances. Au État-Unis Freelancers Union rassemble déjà 350.000 freelances. Même les syndicats historiques commencent à se positionner : la CFDT, qui soutient la Freelance Fair, vient de lancer Union «  une plateforme à but non lucratif qui se donne comme objectif de faciliter la vie des travailleurs indépendants » marquant ainsi sa volonté d’apporter des solutions à ces travailleurs indépendants surexposés.

La grande diversité de leurs métiers masque ce qui les rapproche. Leur quotidien, leur manière d’envisager le travail, leurs enjeux et leurs problèmes sont vraiment différents de ceux d’un salarié. On pourrait presque dire que les freelances partagent entre-eux une condition commune – et aussi des intérêts. L’émergence d’un mouvements au niveau national aura lieu mais, pour cela, il faut commencer à se rassembler. La Freelance Fair est un premier pas.

Votre expérience à la tête de Mutineries vous a-t-elle inspirée ?

Comme je l’ai dit, cet événement est la conséquence naturelle de tout ce que nous avons fait avec Mutinerie. En cinq ans nous avons acquis une connaissance empirique, pratique, concrète de ce que signifie vraiment être freelance, de leurs enjeux et de leurs attentes. Cette expérience de terrain est venue nourrir une réflexion plus théorique sur le travail et les bouleversement de nos structures de production. Chemin faisant nous avons développé une certaine maîtrise dans le développement de communautés, une expertise au service de l’ambition que nous portons depuis les débuts et qui tient dans les deux mots de notre moto : Libres Ensemble !

Freelance Fair, le 16 à La Belleviloise (Paris 20e)

 

Le 10 mars 2017


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