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Fab City Summit : les villes qui visent l’autosuffisance ont rendez-vous à Paris !

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Pour la première fois à Paris, du 11 au 13 juillet, le réseau Fab City organise sa grande messe. Des intervenants du monde des makers, des pouvoirs publics et des grands groupes de 18 villes seront rassemblés pour penser un nouveau modèle de production et de consommation urbain. Entretien avec Francesco Cingolani, architecte et porte-parole du Fab City Summit.

Pouvez-vous nous présenter le mouvement Fab City ?

Ces dernières années, le mouvement Fab lab a beaucoup grandi. Le 1000e Fab lab a été inauguré il y a peu. Il est maintenant question de se demander comment ils peuvent impacter concrètement nos territoires. Une nouvelle initiative a donc vu le jour sous la forme d’un réseau de villes – 18 pour le moment – qui s’engagent à relocaliser 50 % de leur production alimentaire, énergétique et matérielle d’ici 2054. Cet objectif exige que les makers, les urbanistes ou les organisations réfléchissant à la production distribuée et durable travaillent avec les pouvoirs publics. Dans le cas de Paris, beaucoup de lieux et d’acteurs se sont alliés avec la Mairie dans le cadre de son plan “Paris ville des Makers”. Nous sommes entrés dans le réseau Fab City en 2016 et accueillons donc, conformément à la chartre du réseau, un sommet du mouvement à Paris du 11 au 13 juillet.

De quoi va-t-on parler pendant ce sommet ?

Fabrication numérique, agriculture automatisée, alimentation urbaine, innovation sociale, économie circulaire, architecture… Toutes ces thématiques seront croisées avec trois questions principales. La réversibilité : comment designer nos biens de consommation pour qu’ils ne soient plus jetés et notre architecture pour qu’elle soit modulable ? Je suis en ce moment même à l’École des Ponts pour y réfléchir.  Le passage à l’échelle : comment faire grandir toutes les petites initiatives qui éclosent dans nos villes et les faire circuler au sein du réseau ? Enfin “possible” : quels imaginaires construire pour la ville productive ? Il existe de nombreuses approches entre des communautés plus ou moins technophiles et il nous faut forger une vision commune.

Quels type d’intervenants pourra-t-on rencontrer ?

Il y aura des acteurs du monde institutionnel, des makers et de grands groupes. Par exemple Francesca Bria, responsable de l’innovation et des Fab lab de la ville de Barcelone, pionnière sur le sujet. Ou bien Dave Hakkens, qui a lancé le projet Precious Plastics pour réutiliser les déchets plastiques dans nos ville. Ou encore Tomas Saraceno, un artiste argentin considéré comme le représentant principal de l’art environnemental… Le programme complet des intervenants est disponible ici.

Est ce que l’autosuffisance des villes est un slogan ? Les territoires périphériques ont-ils un rôle à jouer ?

Leur rôle est central, c’est la raison pour laquelle on s’appelle “Fab City Grand Paris”. On parle de ville car c’est la masse critique qui permet d’amorcer de nouveaux mécanismes mais une ville est sur le territoire. Il est illusoire de penser produire 50 % intramuros. C’est à l’échelle de la région qu’il faut organiser la production.

Le 29 juin 2018


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