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Compost, réparation, tri : Le mouvement Zero Waste lance le premier festival anti-gaspi

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À partir du 30 juin, acteurs du zéro déchet et curieux se rassembleront au Cabaret Sauvage pour trois jours de conférences, débats et ateliers pratiques. Directrice de Zero Waste France, Flore Berligen présente cet évènement.

Vous lancez le premier festival sur le zéro déchet au monde. En quoi cela consistera ?

C’est d’abord l’occasion de réunir les acteurs de ce mouvement et les curieux pour trois jours de rencontres et d’échanges. Il y aura des conférences inspirantes avec des pionniers comme Rossano Ercolini qui a rendu sa ville de Capannori entièrement zéro déchets ou Robert Reed, de San Francisco, la plus grande ville a avoir entamé une révolution zéro déchet. Des entrepreneurs qui racontent la création de leur startup comme Jean Bouteille, la première boutique de liquides en vrac à Lille, ou Hélène de la Moureyre, fondatrice de la marque d’upcycling Bilum. Il y aura des sessions « 30 mn solution » sur le gaspillage alimentaire, le tourisme zero waste ou l’obsolescence programmée. Des « Battles » (débats) sur des questions comme la valorisation énergétique des déchets.

Au delà des grands acteurs, s’agit-il également d’un évènement pratique ?

Oui ! Le Zéro déchet parait souvent insurmontable. Pour vaincre son appréhension, le mieux est vraiment de mettre les mains dedans, au sens propre comme figuré. Il y a par ailleurs une appétence pour le faire soi-même dans notre société que nous avons voulu intégrer au festival. Il y aura donc toujours quatre ou cinq sessions d’ateliers pratiques en même temps. Cela va de comment réparer son grille pain ou son smartphone, apprendre à fabriquer ses produits cosmétiques, en passant par les différentes techniques de compost, faire pousser ses champignons ou comment transformer ses vieux vêtements en sac.

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Flore Berlingen

Quand et comment le festival va-t-il se dérouler ?

On attend environ 5 000 personnes sur trois jours, du 30 juin au 2 juillet au Cabaret Sauvage à Paris, le même site que le OuiShare Fest. Les tarifs comment à 20 euros soit le prix d’un repas et d’une place de ciné ! À côté des conférences et activités dont je parlais, il y aura aussi des projections de films, un afterwork avec notamment Cyril Dion le jeudi soir et une soirée festive le samedi avec la chanteuse Irma et le groupe Loca Tangata. J’ajoute que les enfants sont les bienvenus !

Ce festival sur le zéro déchet est-il lui-même zéro déchets ?

Oui, on se doit d’être exemplaire sur la question. Durant le Fest, nous trierons donc évidemment tous nos déchets, y compris les déchets organiques qui seront collectés séparément par Moulinot Compost et Biogaz. Mais l’essentiel se passe en amont, dans la prévention et la logistique : les badges seront imprimés sur du papier brouillon, nous ne distribuerons pas de goodies, la signalétique sera éco-concue, les bâches récupérées du OuiShare Fest, et la vaisselle entièrement réutilisable.

Vous avez pris la tête de Zéro Waste France il y a deux ans. Comment les mentalités ont-elles évoluées depuis ?

Le Zero Waste Fest a commencé à être imaginé à la fin de l’année dernière. Mais depuis deux ans, de grande étape ont été franchies. Il y a un engouement citoyen et de plus en plus de gens font attention à leur mode de vie, notamment suite au livre de Béa Johnson. Mais il y a aussi de plus en plus d’entrepreneurs qui se lancent sur le créneau et de grandes entreprises qui intègrent ces exigences dans leur politique développement durable. Les collectivités et les pouvoirs publics se saisissent aussi de ces enjeux, alors qu’il y a trois ans c’était le calme plat !

 

Zero Waste Festival, du 31 juin au 2 juillet, au Cabaret Sauvage, Paris 19e.

Le 16 juin 2016


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