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Comment Koolicar veut transformer votre voiture en Autolib’

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La start-up a développé “KoolBox”, un boîtier embarqué qui permet d’emprunter la voiture d’un particulier sans même avoir à récupérer les clés. Une innovation qui augure de bouleversements majeurs dans l’univers de l’auto-partage.

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Un simple badge suffit pour ouvrir les portes d’un véhicule du réseau © Koolicar

Qui a déjà loué le véhicule d’un particulier connaît cette galère. Premier rencart pour récupérer les clé, signature de contrat, état des lieux, calcul du kilométrage, deuxième rencart pour rendre les clefs…

Nouveau venu sur le marché en pleine expansion de l’auto-partage, Koolicar entend s’attaquer au problème. Sa solution : la “Koolbox”, un boîtier embarqué dans le véhicule qui permet de déverrouiller les portières avec un simple badge. Une fois à l’intérieur, il suffit d’ouvrir la boîte à gants pour récupérer la clé… Et de mettre le contact pour accepter le contrat et commencer son trajet. Le site de Koolikar permet de renseigner ses besoins et de se voir proposer la voiture disponible la plus proche.

Encore faut il faire partie de la communauté. Propriétaires, il vous faudra pour cela posséder un véhicule de moins de huit ans en bon état et passer un entretien. L’installation du boîtier est alors prise en charge par Koolikar. Pour les locataires, un permis depuis au moins cinq ans avec neuf points est exigé. “On tient à ce que les membres du réseau soient fiables”, explique Frédérique Lorentz, directrice Marketing.

 A l’assaut de la France

Récompensée le 22 mai dernier lors du salon de la ville intelligente Metro’Num, la startup est déjà présente dans une quarantaine de villes françaises. Elle revendique un parc de plusieurs centaines de véhicules qu’elle compte faire grandir à 6 000 d’ici fin 2016, avec un créneau “à mi chemin entre Autolib et Drivy”, avance Frédérique Lorentz.

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Le propriétaire doit passer un entretien avant de pouvoir louer son véhicule © Koolicar

En rendant la location plus rapide et intuitive, cette solution technologique permet en effet d’ouvrir l’auto-partage à un nouveau marché : la location très courte durée, de l’ordre d’une heure ou deux. Un marché que ni Autolib, destiné aux très courts trajets à sens unique, ni Drivy, tourné vers la location pour un ou plusieurs jours, n’occupent vraiment. Pour « optimiser la flexibilité des locations », ce même Drivy a d’ailleurs récemment fait l’acquisition de Livop, principal concurrent de Koolikar.

Pronostics

Et demain ? “Il n’y aura peut-être même plus besoin d’installer la Koolbox”, pronostique Frédérique Lorentz. Et pour cause : de grands constructeurs comme Renault implémentent des boitiers comparables au sein de leurs véhicules grand public. On peut donc imaginer des villes où chacun serait libre d’affilier sa voiture à tel ou tel réseau de location en quelques clics, ou d’emprunter la voiture d’un membre du réseau comme si c’était la sienne.

“Ce qui primera alors ne sera donc pas la technologie, mais la confiance qu’on porte dans les membres d’une communauté d’auto-partage”, juge Frédérique Lorentz. Une révolution de la mobilité qui créera, à coup sûr, un casse-tête juridique. La Maïf a d’ores et déjà investit 2,6 millions d’euros dans Koolicar et développé un système d’assurance spécifique pour ses véhicules.

Côme Bastin / @Come_Bastin

 

 

 

Le 28 mai 2015


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