http://consocollaborative.com Tue, 21 Oct 2014 09:54:18 +0000 fr-FR hourly 1 SofaConcerts & Jammies: faites entrer les bonnes vibrations! http://consocollaborative.com/4974-sofaconcerts-jammies-faites-entrer-les-bonnes-vibrations.html http://consocollaborative.com/4974-sofaconcerts-jammies-faites-entrer-les-bonnes-vibrations.html#comments Fri, 17 Oct 2014 18:55:09 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4974 Il pleut, il fait froid et vous avez le moral dans les chaussettes? Notre équipe vous a déniché deux sites collaboratifs autour de la musique  qui devraient vos réchauffer le coeur et les oreilles. Le premier – SofaConcerts – consiste à inviter des artistes chez vous pour un concert privé mémorable. Le second – Jammies – permet aux musiciens amateurs de se réunir le temps d’une soirée pour « faire un boeuf ». Dans un cas comme dans l’autre, partage et convivialité sont de la partie. 1, 2, 3… Jouez! 

« Sans la musique, la vie serait une erreur »

Friedrich Nietzsche (qui aurait été content de lire l’article, à coup sûr)

                             

Logo_SofaConcerts (2)

SofaConcerts est une initiative lancée en Allemagne en 2013 et qui a reçu un Award lors du dernier OuiShare Fest, preuve de son succès auprès des adeptes du collaboratif. Si vous avez un appartement et que vous aimez la musique, ce concept est fait pour vous. Le concept est simple: vous accueillez un artiste chez vous pour un concert en petit comité à domicile. Pour les musiciens, c’est l’occasion de se faire connaître et de jouer chez des gens accueillants, et pour les hôtes, c’est l’opportunité d’avoir un rapport privilégié avec un artiste. Si vous êtes ni musicien, ni propriétaire d’un grand salon, eh bien jetez un oeil sur le site pour assister à un concert près de chez vous! Voilà ce que ça donne en vidéo…

Vidéo explicative – octobre 2014 (crédits: SofaConcerts)

Le premier concert en France a eu lieu à Bordeaux cet été, chez Julie qui travaille pour Jelouemoncampingcar, une autre plateforme de partage. Elle a accueilli Ryan O’Reilly, un britannique installé à Berlin depuis plusieurs années, venu avec sa guitare pour jouer devant une quinzaine de personnes réunies dans le salon pour l’occasion. Julie est ravie de l’expérience et confesse: « J’ai eu l’impression d’accueillir un vieux copain que je n’avais pas vu depuis longtemps. C’était bien plus qu’un concert, il y a eu beaucoup d’échange entre tous les invités et l’artiste. »

10735867_10205352364679525_300932189_nRyan O’Reilly en plein morceau dans un salon bordelais (Crédits photo: Julie)

                                  

Capture d’écran 2014-10-17 à 20.29.57

Jammies, c’est le site collaboratif pour faire une « Jam Sessions », l’équivalent de « faire un boeuf » en français. D’ailleurs, savez-vous l’origine de l’expression? Elle vient du restaurant ‘’Le boeuf sur le toit’’ à Paris. Ce restaurant était le lieu de rassemblement de Cocteau et des musiciens du Groupe des Six. C’est la que débutèrent notamment Leo Ferré, Mouloudji,Trenet ou les Frères Jacques. Au début du XXe siècle, les musiciens allaient en fin de soirée s’y rencontrer pour pratiquer ensemble de longues ‘’jam sessions’’. En version XXIème siècle, voici ce que ça donne…


Teaser Jammies – octobre 2014 (crédits: Jammies)

Le concept de Jammies est également très simple: vous vous enregistrez sur le site, vous créez votre profil, vous trouvez un jam à laquelle participer ou bien vous organisez la vôtre. Et le tour est joué! Si vous êtes sceptique sur le potentiel de la plateforme, voici une infographie qu’il y a plusieurs milliards de configurations possibles pour votre future jam session. Rien que ça.

Capture d’écran 2014-10-17 à 20.26.03

Infographie Jammies (crédits: Jammies)
Lorsque je demande à Freddy, le fondateur, s’il envisage son concept comme une expérience collaborative, la réponse semble évidente à ses yeux: « les notions de partage et d’échange sont centrales chez Jammies et je me reconnais tout à fait dans le mouvement collaboratif ». Il m’explique comment lui est venue l’idée: « au cours d’une soirée organisée chez un ami, j’ai rencontré Joseph, un passionné de musique. D’impro en impro, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup plus progressé durant cette soirée que pendant des semaines devant mon écran, à regarder des tutoriels ». Un économiste en herbe dirait que les externalités positives de la coopération sautent aux yeux . Un philosophe de comptoir ajouterait que face aux changements de rythme et aux fausses notes, consommation collaborative et musique se rejoignent sur au moins un point: la recherche de l’harmonie.

 

]]>
http://consocollaborative.com/4974-sofaconcerts-jammies-faites-entrer-les-bonnes-vibrations.html/feed 2
100 sites de Consommation Collaborative utiles au quotidien http://consocollaborative.com/4936-100-sites-de-consommation-collaborative-utiles-au-quotidien.html http://consocollaborative.com/4936-100-sites-de-consommation-collaborative-utiles-au-quotidien.html#comments Fri, 03 Oct 2014 08:22:31 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4936 Capture d’écran 2014-10-03 à 10.28.52

Une liste de 100 sites de la Consommation Collaborative avait été initiée sur ce blog par Antonin Léonard en 2011 et actualisée de nombreuses fois jusqu’en 2013. Elle a été établie de manière collaborative avec l’aide de OuiShare. Bonne nouvelle, nous la remettons au goût du jour! Face à la multiplication des sites, l’idée n’est pas d’avoir un annuaire exhaustif mais plutôt une liste qui vous est utile et qui conduit à une société plus collaborative. Vous trouverez les différents sites classés par secteurs et par types d’action.

Et vous, quels sont vos sites de consommation collaborative préférés? N’hésitez pas à les partager avec nous, nous ferons régulièrement évoluer la liste en fonction des contributions de chacun. Bonne lecture et bons commentaires!

 

Alimentation

 

Achats groupés
Produits du jardin
Colunching
Repas chez des locaux

 

Mobilité

 

Location de voitures entre particuliers
Autopartage
Covoiturage
Location de Camping Car
Location de bateaux
Parking chez l’habitant

 

Finance participative

 

Financement collaboratif de projets
Prêt entre particuliers

 

Voyages

 

Location de logement chez l’habitant
Couchsurfing
Camping entre particuliers
Expériences de tourisme avec des locaux
Echange de Maisons

 

Habitat

 

Colocation
Nightswapping
Habitat partagé
Concerts à domicile

 

Coworking

 

 

Jobbing

 

 

Education

 

Moocs
Echange de connaissance

 

Culture

 

 

Echange et Troc

 

Echange de biens matériels
Echange de services

 

Location

 

Location d’objets entre particuliers
Location d’espace

 

Vente et revente

 

 

Don

 

 

Recyclage

 

 

]]>
http://consocollaborative.com/4936-100-sites-de-consommation-collaborative-utiles-au-quotidien.html/feed 28
Lendopolis : les PME se mettent au crowdfunding http://consocollaborative.com/4909-lendopolis.html http://consocollaborative.com/4909-lendopolis.html#comments Thu, 25 Sep 2014 14:18:25 +0000 Arthur De Grave http://consocollaborative.com/?p=4909 Logo Lendopolis

Et de trois ! Après KissKissBankBank en 2010 et hellomerci en 2013, Vincent Ricordeau a aujourd’hui annoncé sur la scène du Positive Economy Forum du Havre le lancement prochain de Lendopolis, une plateforme de financement participatif dédiée aux petites et moyennes entreprises.

Après avoir collecté plus de 21 millions d’euros sur KissKissBankBank (crowdfunding pour projets culturels et artistiques) et hellomerci (prêt solidaire entre particuliers), le trio Vincent Ricordeau, Ombline le Lasseur et Adrien Aumont s’attaque au prêt participatif pour les petites et moyennes entreprises avec Lendopolis.

Le site, qui sera mis en ligne avec une première série de projets en recherche de financement dès le 9 octobre prochain, proposera cette fois aux particuliers de soutenir l’économie réelle par le biais de prêts rémunérés entre 4% et 10% par an en fonction de la note attribuée par la plateforme.

Un changement d’univers ?

 

Pour Vincent Ricordeau, l’objectif affiché est de « permettre aux gens de reprendre le pouvoir sur leur épargne et d’avoir un impact direct dans l’économie réelle plutôt que de laisser leur argent dormir dans les banques« .

Pour être éligible, une petite ou moyenne entreprise devra avoir plus de 2 ans et chercher à emprunter entre 10 000 et 1 million d’euros pour financer des projets de développement. Au passage, le financement participatif entre dans un nouvel univers : Lendopolis aura dès son lancement le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables pour partenaire. Concrètement, seuls les projets ayant en amont reçu l’aval d’un expert-comptable pourront accéder à la plateforme.

Pourquoi s’attaquer à ce nouveau segment ?

“En France, 95% des crédits bancaires sont captés par les  groupes cotés. Il ne reste que 5% pour le reste! Les besoins de financement des petites et moyennes entreprises sont mal adressés : une PME sur deux ne trouve jamais de crédit bancaire. Avec Lendopolis, on espère apporter une partie de la solution », précise Vincent Ricordeau

Rendez-vous en octobre prochain pour découvrir une première série de projets sur Lendopolis !

]]>
http://consocollaborative.com/4909-lendopolis.html/feed 1
De l’économie du partage à la transition écologique: encore faut-il le vouloir! http://consocollaborative.com/4853-de-leconomie-du-partage-a-la-transition-ecologique-encore-faut-il-le-vouloir.html http://consocollaborative.com/4853-de-leconomie-du-partage-a-la-transition-ecologique-encore-faut-il-le-vouloir.html#comments Thu, 25 Sep 2014 10:05:54 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4853 Cet article se penche sur une étude de l’IDDRI conduite par Anne-Sophie Novel et Damien Demailly: Economie du partage: enjeux et opportunités pour la transition écologique (Studies N°03/14, IDDRI, Paris, France, 32 p., 2014). Cette étude a le mérite de questionner un postulat qui apparait trop souvent comme une évidence: économie du partage et préservation de l’environnement vont de pair. Selon les auteurs, la réalité est plus complexe et implique de faire du respect de l’environnement un objectif, et non un argument.

 

L’intuition du potentiel environnemental de l’économie du partage

 

Sans donner leur propre définition de l’économie du partage, les auteurs de l’étude proposent de se concentrer sur le partage de biens matériels, en particulier le partage pair à pair favorisé par la révolution numérique. Ils distinguent trois types de pratiques : réemploi, mutualisation et mobilité partagée. Au premier abord, ces pratiques semblent annoncer une diminution de notre impact sur l’environnement.

Capture d’écran 2014-09-03 à 10.23.54                       Capture d’écran 2014-09-03 à 10.27.06

 

Les biens ‘partageables’ représentent environ un quart des dépenses des ménages et un tiers de leurs déchets, et si les modèles de partage étaient utilisés ‘au mieux’, c’est jusqu’à 7 % du budget et 20 % des déchets des ménages qui pourraient être économisés.

La nouvelle est alléchante et ouvrent la porte à de nombreuses opportunités en matière de changement de nos modes de consommation mais la source et la méthode de calcul mériteraient d’être précisés, d’autant qu’il est difficile de définir ce qu’est l’optimum d’utilisation d’un bien. Du côté de la production, il est possible de réduire la production de biens tout en assurant un même niveau de service, solution efficace pour prévenir ainsi la consommation de nombreuses ressources – notamment énergétiques – et la production de déchets.

Le partage, en distanciant les usagers de l’objet par une remise en cause plus ou moins radicale de la propriété, ouvre de nouveaux espaces d’innovation pour la transition écologique. De plus, si le partage semble d’abord une affaire de quantité de biens, la qualité des biens partagés apparaît comme une condition clé de la diminution de l’impact environnemental des modèles de partage.

 

La durabilité comme condition sine qua non à la performance environnementale

 

Les auteurs définissent trois enjeux que sont la durabilité des biens, le transport de ces biens et leurs modes de consommation (raisonnée vs. hyperconsommation). Pour chacune des pratiques – réemploi, mutualisation et mobilité partagée – ils analysent le degré de durabilité des usages, enjeu principal. Ils soutiennent que les comportements émanent parfois d’un objectif d’hyperconsommation davantage que de consommation durable.

En termes de réemploi, les fashionistas achètent certes des habits d’occasion mais en nombre conséquent. Idem avec les smartphones ou l’offre de prêt continu de Vodafone est dénoncée car elle suppose d’avoir toujours le modèle le plus récent : il faut en venir implicitement à l’économie circulaire dans le cas de grosses entreprises qui proposent une offre différente. De même, dans le cas d’une mutualisation, si un bien utilisé deux fois plus souvent dure deux fois moins longtemps, alors le bénéfice environnemental attendu disparaît car il n’y a pas à produire moins de biens sur une période longue. Il est donc crucial que les biens mutualisés soient ceux les plus durables sur le marché ou que des biens soient spécialement conçus pour être partagés. En ce qui concerne la mobilité partagée, le bilan environnemental est positif seulement si la voiture partagée est plus durable, à savoir qu’elle ne dure pas quatre fois moins longtemps si elle est quatre fois plus utilisée. Notons que selon l’étude de 6T, la baisse du nombre de kilomètres parcourus en voiture atteint près de 50% chez les personnes qui pratiquent le covoiturage.

 

Vers des acteurs du partage soucieux de la transition écologique

 

Autour de ces trois enjeux opèrent trois acteurs : les entrepreneurs et les consommateurs, soutenus par les pouvoirs publics. Les auteurs soulignent l’importance d’un bilan environnemental des activités de partage par les entrepreneurs, notamment en termes d’analyse de cycle de vie des produits. Du côté des consommateurs, ils constatent que l’aspect financier demeure la principale motivation du partage pour nombre d’usagers.

Capture d’écran 2014-09-09 à 11.44.24

Un des enjeux est de parvenir à ancrer la protection de l’environnement comme une priorité chez les adeptes du partage. Les consommateurs ayant plus de responsabilités avec les modèles de pair à pair doivent devenir des dé-consommateurs. Des efforts sont également souhaitables du côté des entrepreneurs, dont l’attitude proactive en matière d’environnement peut constituer un levier pour l’économie du partage.

Tant qu’elles sont émergentes et à petite échelle, les initiatives du partage peuvent être soutenues par les pouvoirs publics car elles permettent d’explorer de nouvelles pistes. La cartographie par les pouvoirs publics locaux et nationaux de tous les modèles de l’économie du partage serait un outil pour rendre visible des pratiques souvent ignorées. Mais passée une certaine échelle, les entrepreneurs doivent faire des efforts pour analyser leur bilan environnemental puis l’améliorer. C’est à cette condition que le soutien public est légitime.

L’effet de rebond doit également être pris en compte: pour caricaturer, le covoitureur qui économise de l’argent peut le dépenser dans des produits bio ou dans un voyage aux Seychelles. Enfin, si l’utilisation est moindre, le transport est plus important : la proximité entre acteurs est essentielle pour la transition écologique.

 

Déchiffrer pour comprendre, comprendre pour agir

 

La question qui se pose est celle du soutien des autorités locales aux innovations portées par l’économie du partage. Les auteurs mettent en avant quatre pistes intéressantes qui reviennent de façon récurrente: permettre une visibilité accrue via des campagnes de communication voire une labellisation ; consacrer des financements et incubateurs pour les projets innovants ; adapter la réglementation aux nouveaux modèles ; constituer des pouvoirs publics exemplaires.

Au-delà du « pourquoi », il faut comprendre « comment » les modèles de partage sont utilisés pour mieux appréhender les tensions et accompagner les différents acteurs dans l’adoption de ce nouveau modèle.

Anne-Sophie Novel et Damien Demailly appellent à davantage de recherche sur l’apport de l’économie du partage pour la transition écologique. La récente rencontre entre Michel Bauwens et Bernard Stiegler sur le thème « Pour la Transition, une économie du partage de la connaissance et des biens communs » permet d’aller plus en avant sur ce sujet. Si les avancées liées à la recherche sur l’impact environnemental de l’économie du partage sont éminemment nécessaire pour éclairer les choix politiques actuels, il est permis d’envisager de dépasser le cadre de “l’économie” ou de la “consommation”. Les modèles collaboratifs ne sont qu’une voie parmi tant d’autres pour s’orienter vers l’harmonie entre l’Homme et son environnement. Les  travaux en cours de Michel Bauwens en Equateur sur la notion de buen vivir nous éclairerons peut-être pour avancer dans cette direction.

 

 

]]>
http://consocollaborative.com/4853-de-leconomie-du-partage-a-la-transition-ecologique-encore-faut-il-le-vouloir.html/feed 1
Borne de presse, le kiosque du partage http://consocollaborative.com/4849-borne-de-presse-le-kiosque-du-partage.html http://consocollaborative.com/4849-borne-de-presse-le-kiosque-du-partage.html#comments Tue, 23 Sep 2014 09:19:00 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4849 A l’origine, l’idée de partager la presse voit le jour sous la forme d’un site internet – Troc de presse – porté par Julien Fuentes. Aujourd’hui, le projet s’incarne par un objet, la Borne de Presse, et il est piloté par Phénix, entreprise spécialisée dans la seconde vie des produits. Cet objet éveille immédiatement la curiosité et invite à la lecture. Il a vocation à encourager le partage de la presse dans les espaces publics (hôpitaux, bibliothèques), partagés (espaces de coworking) ou privés (hall ou cantine d’entreprise). Grâce à lui, vous pourrez découvrir tout un tas de journaux ou magazines que vous ne lisiez pas auparavant et faire profiter aux autres de vos abonnements à Néon et So Foot. 

 

borne_troc_de_presse-wider-small

Voilà à quoi ressemble une borne de presse (Crédits photos: Phénix).

 

Un objet simple d’utilisation qui crée du lien

 

Pour disposer d’une Borne de Presse, il suffit de passer commander sur le site à l’endroit approprié. Il vous en coûtera 99 euros en comptant les taxes et les frais de port. Il ne reste plus qu’à la disposer dans un endroit de passage où chacun peut venir piocher et/ou déposer les journaux de son choix. Ainsi, il est possible de lire davantage et à moindre coût. Ce petit objet favorise donc l’échange, le partage, la découverte et la convivialité : en plus il vous incite à quitter votre ordinateur pour un instant puisqu’il ne s’agit pas d’une énième plateforme et que tout se passe dans la vrai vie. On y crée autant de lien qu’autour de la machine de café, et c’est même mieux pour la Culture Générale. Il y a plusieurs bonnes raisons d’obtenir une borne : ça redonne envie de lire la presse, développe la consommation collaborative et agit pour le maintien de la presse papier.

Kiosque de partage, la Borne de Presse permet de valoriser la presse magazine et d’augmenter la durée de vie des produits en les faisant passer de mains en mains. Le produit s’adresse à toutes les entreprises ou associations qui ont envie de s’inscrire dans une démarche de développement durable à travers des politiques de RSE. Il convient  aux collaborateurs et salariés qui ont accès à de nouvelles parutions, mais aussi aux étudiants dont le budget est parfois limité. On peut le retrouver dans les Tiers-Lieux et espaces de coworking qui sont souvent sensibilisés à ces pratiques collaboratives. Le projet est soutenu par La Fonderie, agence qui vise à développer l’économie numérique en Ile de France.

 

Un comportement vertueux dans un contexte difficile

 

La tendance est à l’effacement progressif de la presse écrite au profit de la presse numérique et Borne de Presse entend donner un second souffle à la presse écrite. Le contexte n’est donc pas forcément favorable mais la base demeure solide puisqu’il y a encore près de 35 millions de personnes qui lisent au moins un journal ou magazine par jour. Et celui-ci finit trop rapidement à la poubelle. L’idée est donc de faire circuler au maximum les titres de presse entre différentes personnes.

Cette pratique pose la question du nombre d’exemplaires vendus dans un secteur en difficulté. Si les lecteurs tendent à mutualiser leurs achats ou attendre qu’un magazine soit sur la borne pour le lire, les ventes continueront de chuter. En revanche, le comportement inverse peut être observé avec un lecteur qui va acheter un journal car il sait que d’autres pourront en profiter par la suite. La borne de presse permet de diversifier ses lectures avec un accès privilégié à des titres qui n’étaient jamais lus et offre aussi une bonne visibilité aux nouveaux magazines. Les usagers de borne de presse devraient donc lire davantage. Si ces questions se posent, la diffusion de ces bornes n’est pas encore suffisamment importante pour mesurer un effet concret sur la presse – seuls une vingtaine d’exemplaires ayant été vendus. De plus, par respect pour les marchands de journaux, Phénix recommande de déposer les journaux et magazines seulement lorsqu’ils ne sont plus disponibles en kiosques.

 

Et le recyclage dans tout ça?

 

Pour le moment, Borne de Presse dispose d’un modèle en carton fabriqué avec des matériaux recyclés. C’est déjà bien mais pas optimal pour une entreprise spécialiste de la seconde vie des produits. Phénix compte aller plus loin et pense par exemple faire fructifier un partenariat avec l’Oréal pour réutiliser des publicités sur lieu de vente (présentoirs à shampooings…) afin d’en faire des bornes de presse. Cette touche d’upcycling vient renforcer la pertinence du projet. Par ailleurs, Phénix a également pour projet de développer des modèles de bornes haut de gamme en bois pour les utilisateurs qui souhaiteraient donner un aspect plus décoratif à l’objet. Pour aller plus loin dans la démarche et réellement affirmer l’impact écologique du projet, Phénix pourrait accoler une borne de recyclage au dos de la Borne de Presse. Ainsi à la seconde vie du journal pourra s’en ajouter une troisième. Et ainsi de suite. L’idée de faire fleurir des bornes de presse est originale et l’équipe de Consocollaborative la soutient.

équipe Borne de Presse

L’équipe de Phénix avec au centre, Léa, qui pilote Borne de Presse (crédits photos: F. Deltruel)

]]>
http://consocollaborative.com/4849-borne-de-presse-le-kiosque-du-partage.html/feed 0
Avec Bird Office, trouvez un nid pour vos réunions! http://consocollaborative.com/4832-avec-bird-office-trouvez-un-nid-pour-vos-reunions.html http://consocollaborative.com/4832-avec-bird-office-trouvez-un-nid-pour-vos-reunions.html#comments Tue, 22 Jul 2014 11:12:44 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4832 Bird Office propose à des professionnels de louer des salles de réunion auprès d’entreprises cherchant à optimiser leur espace disponible. Première solution de location de salles de réunion B2B, elle permet un accès à des salles de réunion clés en main tout en réalisant de belles économies. Leur devise : « La réunion peut commencer »…

 

Un départ en fanfare

 

Le projet démarre lors d’un projet étudiant à HEC. Le thème : « optimiser les espaces libres dans les entreprises ». Arnaud est notaire et connaît bien le droit immobilier, Mickael est centralien et a de l’expérience dans le BTP. Ils mettent en commun leurs idées sur la table et très vite, Bird Office voit le jour.  L’ascension est rapide, ils gagnent le prix du meilleur potentiel de l’incubateur HEC, sont sélectionnés parmi les 101 projets puis se font incuber chez 50 Partners. Les premières locations se font par téléphone puis la plateforme est lancée. L’objectif : combattre l’absurdité des espaces inutilisés quand plein d’entreprises et de particuliers seraient ravis de les utiliser temporairement. La plateforme se présente comme celle d’AirBnb : il suffit d’indiquer le lieu, la date et le nombre de places désiré pour que les différentes salles disponibles correspondant aux critères choisis apparaissent. Avec Bird Office, le coût de la location de salle est environ 40% inférieur à celui du marché.

 

2bird.O-96

 

Une solution clé en main face à de nombreux besoins

 

Bird Office, c’est une place de marché où s’opèrent les transactions entre ceux qui souhaitent obtenir une salle de réunion et ceux qui la mettent à disposition. Le constat est frappant : l’Ile de France dispose à elle seule de 5 millions de m2 d’espace disponible dans les entreprises ! Par ailleurs, l’immobilier est le deuxième poste de dépenses pour une entreprise, les prix exorbitants étant un des facteurs pouvant freiner la création et le dynamisme entrepreneurial. Simone Veil ne sera peut être pas leur plus fervente cliente : « Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’une réunion électorale. Un jour je me suis endormie pendant mon propre discours ». Blague à part, Bird Office peut compter sur un public cible varié, des entreprises spécialisées dans la formation et le coaching jusqu’aux stages de récupération de points pour le permis de conduire en passant par toutes ces boîtes qui n’ont pas de locaux assez grands pour organiser leurs réunions. Les professionnels à la recherche de salles de réunion pratique et bon marché sont nombreux et variés, Bird Office offre une large gamme de solutions.

 

Bird Office Salle reunion

 

Un service complet qui rassure et assure

 

Bird Office entend se placer comme une alternative plus pratique et moins chère pour la location de salle de réunions par rapport à l’offre traditionnelle des hôtels et centres d’affaires. Bird Office veut ainsi apporter le service le plus complet possible pour que des professionnels n’aient plus qu’à s’installer en salle de réunion et travailler. Bird Office s’occupe de toute la partie légale (sous-location), administrative (facturation de la mise à disposition d’espace) et assurance. Bird Office, c’est aussi du networking entre entreprises puisque les entreprises qui accueillent leurs visiteurs peuvent nouer des liens et développer des activités avec eux. Bird Office s’attaque désormais au développement de services supplémentaires tels que la mise à disposition de plateaux repas. Le concept a de beaux jours devant lui car comme le souligne J. Mailhot : « Les réunions ? L’administration française adore ça. Certains fonctionnaires poussent même le raffinement jusqu’à organiser des réunions pour fixer la date des prochaines ».

 

]]>
http://consocollaborative.com/4832-avec-bird-office-trouvez-un-nid-pour-vos-reunions.html/feed 1
Happy Sharing: vous aussi, jouez le jeu de cette famille! http://consocollaborative.com/4794-happy-sharing-vous-aussi-jouez-le-jeu-de-cette-famille.html http://consocollaborative.com/4794-happy-sharing-vous-aussi-jouez-le-jeu-de-cette-famille.html#comments Thu, 17 Jul 2014 09:55:31 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4794 Au départ, on se fait un signe de la main ou un hochement de tête timide entre parents le matin en déposant le gamin à l’école. Un autre jour, on discute un peu en l’attendant à la sortie. De fil en aiguille, on en vient  à l’idée d’amener les enfants jouer au parc ou passer un week end ensemble. C’est ainsi que Nathalie a commencé à tisser un réseau informel de gardes d’enfants entre parents d’une même école du 2ème arrondissement, dans le quartier Saint-Denis. Paul – son fils – est ravi de pouvoir profiter de ses amis en dehors du temps scolaire. Quand elle le confie à une autre famille, elle peut également prendre du temps pour elle. De cette pratique est né le projet Happy Sharing qui facilite la garde d’enfants entre parents.

 

Dans la famille Happy Sharing, je demande… les enfants!

 

Les enfants ne rêvent que d’une chose: aller jouer avec leurs copains une fois que la sonnerie a retenti. Grâce à Happy Sharing, ils peuvent s’évader pour quelques heures ou le temps d’un week-end sous l’oeil attentif des parents de leurs amis.  »L’argent est une richesse morte, les enfants sont une richesse vivante ». Ce proverbe chinois résume à merveille l’esprit de Happy Sharing qui place les enfants au centre du projet et l’argent en arrière plan. L’adhésion à la plateforme coûte 23 euros à l’année, c’est le seul moment où il faut payer: les échanges de gardes ne font pas l’objet de transaction financière. Petite astuce de la rédaction: si vous parrainez 5 autres familles, vous remboursez intégralement le montant de votre adhésion annuelle.

La vidéo du projet :

 

Dans la famille Happy Sharing, je demande… les parents!

 

Nombre de parents considèrent leurs enfants comme ce qu’ils ont de plus précieux. Alors, bien sûr, quand il s’agit de les confier à quelqu’un d’autres, les précautions sont de mise. Chez Happy Sharing, le discours se veut rassurant: « il s’agit d’échanges entre parents d’un même quartier voire d’une même école qui se croisent tous les jours et à la kermesse ». Au plan technique, la nécessité de payer l’abonnement avec une carte bleue et de remplir un profil complet (adresse, numéro de téléphone…) peut rassurer les plus inquiets. Les parents, d’ailleurs, ont du mal à s’octroyer du temps libre ces temps-ci. Partager la garde de ses enfants permet aux parents de faire plaisir à son enfant lorsque les amis sont invités à la maison et de souffler un peu lorsque c’est l’enfant qui s’en va. Le besoin de s’accorder un peu de temps pour soi est d’autant plus marqué pour les familles monoparentales dont le père ou la mère assume bien souvent seul la charge de l’enfant. Et au travers des partages de garde d’enfants, des liens se créent entre les différentes familles, ce sont l’occasion de rencontres entre parents. « Parce que c’est la vie » comme le dit Nathalie.

 

« Happy Sharing, c’est de l’échange à part entière » Nathalie Tschiamala, fondatrice du projet.

 

Afin d’assurer la réciprocité du service et une bonne dynamique sur la plateforme, chaque famille est invitée à proposer une garde d’enfants avant de pouvoir bénéficier elle-même d’une garde. Par la suite, elle doit assurer une garde par mois et peut obtenir en retour autant de gardes qu’elle le souhaite. Petit à petit, les gardes se font naturellement entre les familles et un véritable échange de bons procédés voit le jour. Le projet favorise la qualité de vie locale puisqu’il s’adresse avant tout aux familles d’une même école ou d’un même quartier. « Nous créons une expérience pour les parents: nous ne remplaçons pas la solidarité familiale, nous ne remplaçons pas les baby-sitters, nous nous plaçons en complément ». Une expérience de mise en relation qui existe déjà en substance mais que l’interface permet de favoriser. Une solidarité nait entre les parents et le sentiment de culpabilité ressenti en laissant son enfant disparaît lorsqu’on le sait bien entouré. Le fait de voir l’enthousiasme des enfants lorsqu’ils partent jouer chez leurs amis contribue aussi au bien être des parents.

 

Le projet sera fin prêt pour la rentrée prochaine.

 

Si la campagne de crowdfunding sur Ulule n’a pas fonctionné, cela n’entache en rien la volonté de l’équipe de Happy Sharing et a permis au projet de gagner en visibilité pour se lancer concrètement. Happy Sharing vient de mettre à jour sa nouvelle plateforme. L’équipe est par ailleurs en train de développer un certain nombre de partenariats pour proposer des activités à ses adhérents. Ces dernières permettent de viabiliser le projet Happy Sharing et sont surtout l’occasion d’encourager une vie de quartier en fédérant les familles. Les activités peuvent être destinées aux enfants comme aux parents, qu’il s’agissent d’activités artistiques, sportives ou culturelles.

 DSCN3753

L’équipe de Happy Sharing (crédits photo: S. Roumeau)

 

Pour l’anecdote, Nathalie nous rapporte les mots de la directrice de l’école Saint Denis : « Ne vous inquiétez pas, votre projet va marcher: ma fille qui habite dans le 8ème arrondissement a obtenu un de vos flyers, elle aime le concept et a déjà fait passer le mot autour d’elle ». Une histoire de parents et d’enfants. Une histoire de Happy Sharing Families en somme.

 

 

]]>
http://consocollaborative.com/4794-happy-sharing-vous-aussi-jouez-le-jeu-de-cette-famille.html/feed 2
Hellomerci, le financement participatif à taille humaine http://consocollaborative.com/4760-hellomerci-le-financement-participatif-a-taille-humaine.html http://consocollaborative.com/4760-hellomerci-le-financement-participatif-a-taille-humaine.html#comments Tue, 08 Jul 2014 08:12:45 +0000 Nicolas Tregan http://consocollaborative.com/?p=4760 Ouvrir une boulangerie de quartier, créer sa boutique ou financer son doctorat, le micro-crédit solidaire est le nouveau visage du financement participatif. Avec 430 000 euros collectés pour plus de 180 projets, Hellomerci fête son premier anniversaire avec le sourire.

Créer des projets à taille humaine

 

Fondée par les créateurs du site de financement participatif KissKissBankBank dédié aux projets créatifs, artistiques ou innovants, la startup Hellomerci est née d’un simple constat : de nombreux projets étaient refusés de KKBB car trop petits ou trop ordinaires. Les entrepreneurs ont donc eu l’idée de créer une seconde plateforme pour des projets à taille humaine tel que l’ouverture d’un commerce ou un coup de pouce pour un artisan.

Financés à hauteur de 10 000 euros maximum, ces projets tout à fait normaux en apparence révèlent à chaque fois une histoire extraordinaire d’entrepreneuriat local, de création de lien social et d’emplois. Sur Hellomerci les personnes qui financent font partie de la famille, des amis, du deuxième et troisième cercles de connaissances du porteur de projet.  Outre la dimension affective, il peut également s’agir d’un soutien géographique comme le financement d’un commerce de proximité ou d’une crèche pour faire revivre un quartier.

Un an et 180 micro-projets financés

 

Pour fêter son premier anniversaire la plateforme nous livre une infographie sur le bilan de cette première année. Nous y apprenons que les 3 secteurs les plus représentés par le micro-crédit solidaire sont l’agriculture, le commerce et l’artisanat. La startup vise également un public plus large en accompagnant des projets portés par des individus.

Les chiffres de cette première année d’activité affolent les compteurs ! 430 000 euros récoltés auprès de 1900 prêteurs qui ont fait confiance à plus de 180 porteurs de projets. Impressionnant, surtout lorsque l’on sait que la majorité de ces prêts ont été accordés à des micro-entrepreneurs qui n’arrivaient pas à financer leur projet par des moyens classiques.

Afin d’accompagner les projets dans leur phase de préparation 13 mentors ont rejoint l’aventure Hellomerci. C’est le cas de La Ruche qui dit Oui ! qui s’associe à la plateforme pour permettre aux créateurs de nouvelles ruches de faciliter leurs démarches de financement. Le journal Le Parisien est le premier partenaire média, il accompagne également un porteur de projet par mois pour raconter son histoire dans ses colonnes.

L’avenir du financement participatif

 

Les fondateurs ne comptent pas s’arrêter là, après KissKissBankBank pour financer des projets créatifs de grande ampleur, Hello Merci pour financer des projets à taille humaine, ils préparent une troisième plateforme qui arrivera en 2015 et permettra d’investir en equity/prêt rémunéré.

Le financement participatif prend aujourd’hui de nombreuses formes qui sont toutes la promesse d’une meilleure distribution des ressources afin de créer des projets créatifs, innovants et utiles.

hello merci 1 an-03

 

 

]]>
http://consocollaborative.com/4760-hellomerci-le-financement-participatif-a-taille-humaine.html/feed 0
Transport de colis: PiggyBee, un biz’ qui fait le buzz! http://consocollaborative.com/4708-transport-de-colis-piggybee-un-biz-qui-fait-le-buzz.html http://consocollaborative.com/4708-transport-de-colis-piggybee-un-biz-qui-fait-le-buzz.html#comments Tue, 24 Jun 2014 09:35:15 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4708 PiggyBee est une start-up spécialisée dans le transport de colis entre particuliers. Depuis avril 2012, la communauté de voyageurs-transporteurs ne cesse de s’accroître à travers le globe. David Vuylsteke, son fondateur, nous explique en quoi ce nouveau projet s’inscrit dans l’esprit de l’économie collaborative et comment il compte faire prospérer son modèle.

 

PiggyBee, kesako ?

 
Pour ceux qui ne seraient pas des anglophones avertis, « to piggy back on »  signifie « tirer parti » et « to give piggy-back rides » veut dire « porter sur le dos ». Accroché à « bee » qui désigne l’abeille, vous obtenez PiggyBee. Ce concept a vu le jour grâce à deux cousins confrontés au problème de l’envoi de colis pour de longues distances. De leur réflexion est né le transport de colis entre particuliers: un voyageur lambda partant de Bruxelles vers Johannesburg pourra transporter dans son sac des chocolats de Belgique en Afrique du Sud. En retour, il se verra offrir un service comme le transport de l’aéroport vers le centre-ville ou un coup à boire. Le projet a essaimé et les fondateurs sont désormais à la tête d’une vraie ruche. Facteur original de différenciation, le site est traduit en neuf langues dont l’ukrainien pour réaffirmer la dimension internationale et cosmopolite du projet.

Le trailer du projet:

 

Authenticité et simplicité, maîtres mots de la stratégie commerciale.

 
Pour préserver l’authenticité et la proximité du contact humain, David envoie un e-mail personnel pour chaque transaction. Accroître la confiance est enjeu crucial pour toute initiative de l’économie collaborative. Il confesse: « lorsque je pitche devant un panel de connaisseurs de l’économie collaborative, c’est l’enthousiasme général, mais devant un auditoire plus large, la question de la confiance et de la sécurité est souvent soulevée ». Les volumes devenant de plus en plus conséquents, un système de géolocalisation des offres est à l’étude pour garantir une réponse rapide au besoin exprimé. Comme le site fonctionne de manière entièrement gratuite – un parti pris préféré au système de commission – Piggybee a désormais besoin de se diversifier. Au transport longue distance gratuit s’ajoutera un modèle de transport express payant pour assurer la viabilité du projet dans son ensemble.

 

PiggyBee Express: vers un Uber du colis? 

 
Pour le moment, PiggyBee concentre son activité sur le service entre particuliers, un marché colossal loin d’être épuisé. Néanmoins, des transactions B2C (des entreprises vers les consommateurs) ont été testées, notamment au Cameroun, pour mettre en relation des professionnels du transport avec des utilisateurs individuels. Les échanges B2B (inter-entreprises) représentent également une belle opportunité de développement pour la startup. La grande nouveauté est la création du service PiggyBee Express qui propose des « livraisons immédiates ou sur rendez-vous depuis les magasins préférés ». Pour ce faire, PiggyBee s’armera d’une flotte de chauffeurs rémunérés ou essaiera de s’appuyer sur toute personne disposant d’un véhicule pour transporter un objet jusqu’à celui qui l’a commandé. Vous pourrez désormais vous faire livrer votre pizza par un particulier qui passait par là!
logo_small_express

 

Les objets du désir: que peuvent bien transporter tous ces gens ?

 
Avant de se lancer, PiggyBee s’est attaché les services d’avocats spécialisés en Afrique du Sud. Leur expertise a débouché sur un constat: l’entreprise bénéficie d’un vide juridique en termes de transport d’objets. Le seul risque est de voir son saucisson ou son camembert finir à la poubelle avant d’arriver jusqu’à son destinataire. Bien entendu, le site interdit le transport d’animaux ou de drogues. Voici le top 4 (qui n’est donc ni un podium ni un traditionnel top 5) des demandes les plus courantes:

  • Les objets oubliés ou que les voyageurs n’ont pas souhaité acheter sur le moment (l’histoire d’un tee-shirt lonely planet ici)
  • La nourriture locale (ah cette épice incomparable du Tamil Nadu qui vous rend nostalgique)
  • Le matériel électronique, bien souvent moins cher en Chine ou aux Etats-Unis qu’en Europe.
  • Les cosmétiques: les duty free ont tout de même du bon.

Quant à la demande la plus loufoque, elle concerne le transport d’un bus de la Grèce vers le Mozambique. Je ne vous dirai pas s’il est arrivé à bon port pour entretenir le mystère…

]]>
http://consocollaborative.com/4708-transport-de-colis-piggybee-un-biz-qui-fait-le-buzz.html/feed 2
Owlcamp: le camping entre particuliers, c’est chouette! http://consocollaborative.com/4717-owlcamp-le-camping-entre-particuliers-cest-chouette.html http://consocollaborative.com/4717-owlcamp-le-camping-entre-particuliers-cest-chouette.html#comments Thu, 19 Jun 2014 07:14:24 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=4717 Nous connaissions le couchsurfing, la location de logements ou encore de camping-cars entre particuliers, voici désormais le camping chez les particuliers. Emeline Foissey, community manager chez Owlcamp, nous explique cette pratique à mi-chemin entre camping sauvage et camping classique.  D’après elle: « le camping entre particuliers, ce n’est pas juste planter ses piquets chez un hôte! ». Le concept pourrait faire des émules parmi ceux qui cherchent une option sûre et bon marché pour dormir dehors à l’approche des beaux-jours. 

 

Une nouvelle approche du camping.

 
« Les camps de camping, c’est quelque chose! C’est un truc qui pue, qui coûte cher, où les gens s’entassent par plaisir et que si demain ils étaient obligés d’y aller, ils gueuleraient comme jamais » Coluche, On a pas eu d’bol, 1977.

Owlcamp renouvelle le genre et met en relation des campeurs avec des particuliers souhaitant les accueillir dans leur jardin ou leur verger. L’application permet ainsi aux campeurs de trouver un hébergement sûr, convivial et bon marché. Quant aux hôtes, cela leur permet de rencontrer et créer des liens avec des voyageurs de passage dans la région. Emeline explique « en préparant nos vacances en Italie, nous avions un petit budget en poche et ne souhaitions pas particulièrement renouveler notre expérience du camping sauvage à cause de quelques mauvaises expériences. Nous nous sommes demandé si des habitants accepteraient de nous laisser camper sur leur terrain en échange d’un coup de main ou d’une petite compensation financière ».

ILLU_OWLCAMP3

 

Un projet ancré dans l’esprit de l’économie collaborative.

 
Le concept d’Owlcamp repose sur une communauté composée de campeurs et d’hôtes désireux de se rencontrer. Afin de rendre les rencontres conviviales, un hôte ne peut accepter qu’une seule demande de camping par nuit pour un montant de 10 euros maximum par personne. L’aspect pécunier est mis en retrait sur la plateforme au profit de la gratuité et de l’échange de services: un hébergement peut s’échanger contre une pelouse à tondre, un mur à peindre, ou encore un objet à réparer. Les cibles d’Owlcamp sont différentes de celles des campings professionnels, les utilisateurs sont essentiellement des personnes qui recherchent une expérience nouvelle ou qui souhaitent profiter d’une alternative plus sûre que le camping sauvage. Le camping entre particuliers n’en est qu’à ses balbutiements mais il semble susciter un vrai engouement. Ce sera peut-être le nouveau couchsurfing qui compte désormais plusieurs millions d’adeptes.

 

Le « plus »: un système de géolocalisation instantanée des terrains.

 
Campinmygarden a été le premier site de ce genre à voir le jour et il est – avec Gamping - un des principaux acteurs du marché du camping entre particuliers. Owlcamp se différencie grâce à son application iPhone et Android basée sur le principe de la géolocalisation. Elle permet de visualiser les terrains disponibles pour camper dans un périmètre donné, un avantage indéniable pour les voyageurs qui aiment rester flexibles. C’est un service complémentaire, tout utilisateur pouvant bien entendu utiliser la plateforme web sans se sentir lésé par rapport au service offert sur smartphone. Le service fonctionne de manière entièrement gratuite, le plus important pour l’équipe d’Owlcamp étant de développer sa communauté. Mettre en place un business model permettra à terme de viabiliser le projet. Différentes possibilités ont été envisagées tel un système de micro-commissions sur les transactions.

ILLU_OWLCAMP4

 

Avec Owlcamp, dormez sur vos deux oreilles.

 
Chaque membre possède son propre profil. Outre les informations « classiques », la plateforme met en avant les centres d’intérêt afin de renforcer le sentiment de proximité entre les utilisateurs. L’activité repose aussi sur un système de notation simple: dès le lendemain de la nuitée, le campeur et l’hôte peuvent donner leur avis sur leur rencontre. L’importance de la sécurité n’est pas non plus sous-estimée puisqu’Owlcamp ne fait apparaître aucune coordonnée géographique sur la plateforme. Le mot de la fin revient à Emeline : « Nous pensons que la consommation collaborative a de beaux jours devant elle et si vous souhaitez vous essayer aux vacances collaboratives, n’hésitez pas à essayer le camping entre particuliers ! Au plaisir de vous croiser sur les routes… ». Que vous partiez sur les chemins ou que vous mettiez à disposition votre jardin, laissez-vous donc tenter par Owlcamp!

 
Illustrations: Cécile Jaillard

]]>
http://consocollaborative.com/4717-owlcamp-le-camping-entre-particuliers-cest-chouette.html/feed 4