ConsoCollaborative http://consocollaborative.com Fri, 31 Jul 2015 15:23:44 +0000 fr-FR hourly 1 Nous avons testé pour vous : la co-navigation. http://consocollaborative.com/6051-nous-avons-teste-pour-vous-la-co-navigation.html http://consocollaborative.com/6051-nous-avons-teste-pour-vous-la-co-navigation.html#comments Fri, 31 Jul 2015 13:10:17 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=6051 La co-navigation est une pratique émergente dans le monde de la consommation collaborative. Sorte de covoiturage en mer, elle permet aux experts de s’adonner à leur passion et aux novices de découvrir l’univers de la voile. Il s’agit de partager une expérience et de faire des rencontres, pour une sortie d’un jour ou une régate. Découvrez notre test sur le bateau de Patrick, dans la rade de Brest.  

 

 

Pour en parler, mieux vaut l’avoir testé! L’équipe du blog de la Consommation Collaborative expérimente pour vous les dernières innovations et tendances de la consommation collaborative et vous livre ses ressentis au travers de courtes vidéos.

 

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« Crowdlending », la tentation de la finance http://consocollaborative.com/6045-crowdlending-la-tentation-de-la-finance.html http://consocollaborative.com/6045-crowdlending-la-tentation-de-la-finance.html#comments Thu, 30 Jul 2015 15:57:14 +0000 Socialter http://consocollaborative.com/?p=6045 Faire financer PME et start-up par les particuliers, c’est désormais possible grâce au crowdlending. Un secteur en plein boom, qui suscite même la convoitise de la finance traditionnelle… Au risque d’y perdre son âme ? 

100 000 euros. C’est la somme que Polm Studio vient de collecter pour lancer un logiciel de télédiagnostic par vidéo grâce à des lunettes connectées. Sauf que Polm Studio n’est pas allé emprunter cette somme aux banques. Il l’a obtenue sur Lendopolis, un site de « crowdlending » (littéralement, « prêt par la foule »), qui permet aux particuliers d’investir leur argent directement dans des PME.

En octobre 2014, la France est devenue l’un des premiers pays du Vieux Continent à mettre fin au monopole bancaire, qui stipulait que seules les banques étaient autorisées à prêter de l’argent aux entreprises. Suite à une nouvelle législation sur le crowdfunding, une plateforme peut désormais obtenir le statut de « conseiller en financement participatif ». Finie l’époque où le crowdfunding servait uniquement à financer l’EP d’un nouveau groupe de rock : avec le crowdlending, les internautes peuvent aujourd’hui s’improviser banquiers.

 

88,4 millions en 2014

Achat de nouvelles machines, travaux de rénovation, ouverture d’un autre point de vente : nombreuses sont les PME qui se tournent aujourd’hui vers le crowdlending pour leur développement. En témoigne l’explosion du nombre de plateformes dans le secteur depuis 2014 : une quarantaine rien qu’en France, avec des stars telles que Unilend, Lendix, Finsquare ou Lendopolis. 33 % des dirigeants seraient aujourd’hui prêts à financer le développement de leur entreprise de cette manière.

Car la formule est séduisante pour tout le monde : les entreprises, qui peinent souvent à décrocher des financements auprès des banques, et les particuliers, qui mobilisent leur épargne pour soutenir des projets concrets à des taux souvent attractifs (entre 6 et 11 %). Résultat : en 2014, ce sont 88,4 millions d’euros qui ont été collectés de la sorte. Bien plus que le pourtant très médiatique crowdfunding en « don contre don » (voir encadré) pratiqué par Kisskissbankbank ou Ulule (33,5 millions sur la même période). À terme, « le crowdlending pourrait s’élever à 10 milliards », estime Olivier Goy, président et fondateur de Lendix.

 

Risk & rewards

 

Attention cependant à garder à l’esprit que l’on prête à des PME aux ressources limitées, rappelle l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. Car à jouer aux apprentis banquiers, on joue aussi son argent. Les entreprises financées par le crowdlending affichent un taux de défaut deux fois supérieur à la moyenne du secteur bancaire. Pionnière du prêt participatif en 2012, la société Isodev a ainsi mis la clé sous la porte en février 2015 suite à « un niveau de défaillance très important parmi les TPE-PME ». Aux États-Unis, où le crowdlending est encore plus développé, la plateforme Prosper s’est vue assignée en class action (procès initié par un groupement de consommateurs) pour avoir multiplié les prêts en maquillant les risques.

« Une attention particulière doit être portée à la sécurisation des investissements », reconnaît Patrick Derhy, ancien banquier qui a lancé Prêtgo, un (tout) nouveau venu sur le marché du crowdlending. Comme nombre de ses concurrents, Prêtgo multiplie les gages pour rassurer les utilisateurs : partenariat avec le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, assistance d’un cabinet de recouvrement de dettes, fonds de garantie, etc. « Bien sûr, il y a un risque, mais la première des sécurités, c’est de diversifier ses placements », conseille Olivier Goy, rappelant au passage que la loi française sur le crowdfunding interdit à un particulier de prêter plus de 1 000 euros à un même projet, « une très bonne décision ».

 

Les investisseurs alléchés

Et les bonnes vieilles banques dans tout ça ? « uberisées » à leur tour ? « C’est toujours excitant de jouer l’affrontement, mais nos marchés ne se recoupent pas tout à fait », tempère Olivier Goy. Ces dernières sont en effet soumises à un ensemble de contraintes réglementaires et de ratios financiers qui les empêchent de prêter à certaines entreprises. « Alors qu’une fois un dossier accepté, nous ne demandons ni caution ni garantie », poursuit le président de Lendix. « On peut dire que pour une banque il y a du blanc et du noir, et que nous, on prête au gris. »

D’abord méfiants, les investisseurs traditionnels lorgnent aujourd’hui largement sur ce nouveau secteur financier qui promet d’alléchants retours sur investissement. Chez Lendix, au moins 51 % des prêts accordés aux entreprises proviennent de fonds d’investissements ou de compagnies d’assurance. Aux États-Unis, Lending Club a vu depuis 2008 les investisseurs institutionnels débarquer massivement parmi ses prêteurs. Les particuliers n’y pèsent plus que pour 25 % et des algorithmes les aident à orienter leurs investissements. « Tant mieux ! », juge Olivier Goy pour qui « l’essentiel est de permettre le financement de l’économie ».

 

Crowdlending militant

Fondateur de Kisskissbankbank et Lendopolis, Vincent Ricordeau ne l’entend pas de cette oreille. « L’arrivée trop intrusive des financiers, dans une période trop courte, dénature ce qui fait la spécificité du crowdlending, à savoir l’intelligence collective », met en garde l’entrepreneur pour qui le risque est de « perdre le capital sympathie du secteur ». Un capital basé sur des valeurs telles que le soutien à l’économie réelle et l’encouragement des projets innovants et solidaires par les particuliers.

En conséquence, Vincent Ricordeau envisage de limiter le poids des investisseurs institutionnels à 20 % des montants collectés sur Lendopolis, le reste étant réservé aux particuliers et aux PME. Consulté par le gouvernement dans le cadre de la récente loi Macron, l’entrepreneur a même milité pour inscrire un seuil de 50 % minimum de particuliers prêteurs dans la définition officielle du crowdlending… sans parvenir à se faire entendre.

Vincent Ricordeau a par ailleurs lancé Hellomerci, une plateforme de prêt permettant aux particuliers de microfinancer l’économie locale. Un crowdlending plus « militant », également porté par des plateformes comme Blue Bees, dédiée au soutien des projets agricoles respectueux de l’environnement, ou Babyloan, site de microcrédit à destination des entrepreneurs exclus du système bancaire. Les profits y sont  évidemment plus faibles. Mais à quoi bon court-circuiter la finance si c’est pour reproduire ses erreurs ?

 

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Rappel : il existe 3 grands types de crowdfunding

Don contre don : financement d’un projet en échange de contreparties non financières (goodies, produits, services). Exemples : Kisskissbankbank, Ulule, Kickstarter.

Crowdlending : prêt à un projet ou à une entreprise, le plus souvent rémunéré. Exemples : Unilend, Lendix, Lendopolis.

Crowdequity : prise de participation dans le capital d’entreprises non cotées. Exemples : WiSEED, Sowefund, Particeep.

 

Article publié initialement dans Usbek & Rica en partenariat avec MAIF, pour une société collaborative. #idéecollaborative

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Louis-David Benyayer, Whitout Model – Les super héros du modèle économique ! http://consocollaborative.com/6039-louis-david-benayer-whitout-model-les-super-heros-du-modele-economique.html http://consocollaborative.com/6039-louis-david-benayer-whitout-model-les-super-heros-du-modele-economique.html#comments Thu, 30 Jul 2015 14:19:42 +0000 Pauline Trequesser http://consocollaborative.com/?p=6039 Le modèle économique…la hantise de tous les porteurs de projets ! Louis-David Benyayer est notre invité du jour, et nous éclaire sur  son activité de chercheur en stratégie pour le think tank Without Model. Soutenir les projets émergeants via des analyses, du mentoring ou encore des financements, et dialoguer avec les grandes organisations pour les inciter à approcher ces nouveaux modèles : telle est la grande mission de cette équipe !

Durant le OuiShare Fest, l’équipe du Blog de la Consommation Collaborative est allée à la rencontre des speakers et des acteurs de l’économie collaborative. Tout au long du mois de juin, nous publierons une vidéo quotidienne dans laquelle nous donnons la parole à ceux qui font, qui proposent, qui innovent en matière d’économie collaborative. Pour ceux qui étaient là, c’est l’occasion de se replonger dans l’atmosphère de l’évènement et de prolonger la discussion. Pour ceux qui n’y étaient pas, voici un aperçu des tendances de l’économie collaborative. Le débat est ouvert.

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Pourquoi l’entreprise du futur sera collaborative http://consocollaborative.com/6030-pourquoi-lentreprise-du-futur-sera-collaborative.html http://consocollaborative.com/6030-pourquoi-lentreprise-du-futur-sera-collaborative.html#comments Wed, 29 Jul 2015 15:58:17 +0000 Usbek et Rica http://consocollaborative.com/?p=6030 Tout le monde s’accorde à reconnaître que les nouvelles technologies bouleversent le quotidien de leurs clients et de leurs salariés. Pourtant, les entreprises peinent encore à transformer leur organisation en intégrant les mutations numériques. La transition vers un mode de production plus collaboratif est pourtant indispensable à leur survie. D’autant qu’elle pourrait les rendre bien plus compétitives.

Un matin, les employés de Poult, un groupe toulousain de biscuiterie qui fournit de grandes enseignes de distribution, se sont rendus à l’usine, mais pas pour occuper leur poste. « On a stoppé les machines, et on leur a demandé comment ils voulaient travailler dans le futur », explique Alexandre Dandan, « manager de l’innovation » du groupe – plutôt que « directeur de l’innovation », « dans un souci de déhiérarchisation ». Ce matin-là, des décisions « assez fortes » ont été prises, comme la suppression… du comité de direction. C’était en 2010. Trois ans après le choix fait par ce groupe de 800 employés de construire une entreprise basée sur la confiance, où les salariés donnent leur avis sur la stratégie, et où chaque équipe fixe elle-même ses objectifs et ses propres indicateurs.

À la place du comité de direction, des collectifs plus représentatifs ont été mis en place, réunissant des représentants d’un bureau d’études et des différents services et usines de l’entreprise. Partenariats avec les écoles et les start-up, suppression de deux échelons hiérarchiques, organisation autour de projets « cookies » ou « nappé chocolat »… « Nous sommes passés du statut de biscuitier classique à celui de biscuiterie d’innovation, et ça s’est traduit par plus de collaboration », raconte Alexandre Dandan. Si on peut innover dans les biscuits, on devrait pouvoir le faire partout, non ?

 

Du coworking au corpoworking

 

Le groupe Poult semble être sur le point de réaliser ce que beaucoup d’entreprises amorcent à peine – voire pas du tout : leur transformation vers un mode d’organisation plus collaboratif. Exit, le schéma pyramidal à la papa ! Dans l’entreprise du futur, les travailleurs seront plus autonomes. Un employé pourra par exemple passer une partie de la journée à son bureau, puis bidouiller un projet dans un fab lab et finir en conférence téléphonique dans un espace de « corpoworking » – à savoir un espace de coworking mis en place par son entreprise.

Une vision Bisounours ? Pour les entreprises, passer en mode collaboratif est plutôt devenu une question de survie, d’après un rapport produit par le cabinet Capgemini et le MIT intitulé L’avantage numérique : comment les dirigeants numériques dépassent leurs concurrents dans tous les secteurs. « Pour tout le monde, c’est l’urgence. Le business en dépend, soutient Sylvie Joseph, directrice de la transformation interne au sein de la branche numérique du groupe La Poste. Nous ne pourrons faire notre mutation que si, et seulement si, nous sommes beaucoup plus coopératifs et collaboratifs que nous ne le sommes aujourd’hui. » Mais le chemin est encore long puisque, toujours selon le rapport du MIT, 52% des entreprises déclarent ignorer ce que le numérique implique pour leur organisation et leur métier. Il ne s’agit pas de leur jeter la pierre, mais de les aider à franchir le pas.

Pour réaliser cette transition historique, qui prendra plusieurs années, un profil va être de plus en plus recherché par les recruteurs : celui de chief collaboration officer, c’est-à-dire de « facilitateur », capable d’animer un réseau au sein de l’entreprise. Les experts seront donc moins recherchés… que les animateurs d’experts. Dans un monde devenu imprévisible, le réseau prime sur les connaissances : « Ce que vous connaissez est qui vous connaissez », estime Herminia Ibarra, professeure de comportement organisationnel à l’INSEAD, citée par Jean-Pierre Gaudard dans son livre La fin du salariat. Les entreprises vont également développer leurs propres labs’, à l’image du cabinet Deloitte, qui a monté sa « salle de créativité ». Pour Yann Glever, directeur de l’innovation chez Deloitte France, les salariés doivent devenir des « intrapreneurs » : « Ils viennent nous voir avec leur idée, et nous les aidons à la délivrer. »

 

Perdre un peu de pouvoir

 

Dans ce contexte, une compétence devra être inscrite sur tous les CV : l’agilité. Dans la novlangue de l’entreprise, cela signifie la capacité à être flexible, quitte à… court-circuiter son responsable direct. « Il faut développer un management basé sur un objectif collectif à atteindre, juge Sylvie Joseph. En France, on est plutôt dans une logique « premier de la classe », alors qu’il faut au contraire travailler en groupe et faire en sorte qu’un projet naisse de l’intelligence collective. »

Les entreprises doivent donc parvenir à partager les connaissances. Et ce n’est pas gagné. « L’entreprise telle qu’on la connaît a été conçue pour un monde où des « sachants » organisaient le travail et où des exécutants moins bien formés se bornaient à exécuter, analyse Bertrand Duperrin, directeur de la transformation digitale au sein du cabinet de conseil Emakina. Aujourd’hui, les collaborateurs peuvent contribuer à l’amélioration des modes opératoires. Mais le « système » a été conçu pour se protéger des changements. Alors qu’on doit réagir à la complexité croissante de notre environnement par plus d’adaptabilité, on y a réagi par de la complication, créant des lourdeurs qui sont in fine autant de freins à la collaboration. »     

En fait, les clients, comme les salariés, sont passés à l’ère technologique : ils achètent en ligne, font du covoiturage sur BlablaCar et échangent infos et bons plans avec leurs amis via Facebook. C’est souvent comme ça que les choses se passent : les individus adaptent des codes que les structures mettent du temps à ingérer. L’entreprise, elle, n’a pas suivi cette révolution digitale. Pour y faire face, il faudra de la volonté donc, et surtout accepter de perdre un peu de pouvoir. Autre levier pertinent : les réseaux sociaux internes, destinés à faire correspondre les besoins des individus et ceux de l’entreprise, sur le modèle de Facebook at Work [voir encadré]. Aujourd’hui, 80% des sociétés du CAC40 disposent ainsi d’un ou de plusieurs réseaux sociaux d’entreprise, selon une étude du cabinet de conseil Lecko. Or, plus l’information est partagée, plus le pouvoir est distribué.

 

Balayer l’escalier par le haut

 

« Avec les outils collaboratifs, nous pouvons organiser des programmes de formation via les smartphones, pour permettre aux salariés d’échanger des conseils entre eux », détaille, enthousiaste, le Canadien Alan Lepofsky, spécialiste des outils collaboratifs d’entreprise. En témoigne le succès de plates-formes comme OpenPediatrics, un réseau social dédié aux médecins, ou encore Sharelex [voir l’interview], un dispositif de création et de partage de solutions juridiques qui repose sur la collaboration entre des acteurs pluridisciplinaires, des développeurs, et des entrepreneurs.

Pourtant, selon une étude du cabinet Altimeter publiée par la Harvard Business Review, la moitié seulement des outils collaboratifs installés dans les entreprises seraient utilisés régulièrement par leurs employés. Et pour cause : l’outil reste un moyen, qui n’est rien s’il n’est pas intégré à des objectifs précis, et utilisé par les dirigeants eux-mêmes. « L’escalier se balaie par le haut », note Bertrand Duperrin. Aux dirigeants, donc, de montrer l’exemple, à condition qu’ils soient eux-mêmes convaincus que la transformation numérique en cours est plus porteuse d’opportunités que de risques. Peut-être devraient-ils lire alors avec attention le « rapport Lemoine » sur la transformation numérique de l’économie. Ce document, remis au gouvernement en novembre 2014, met notamment en lumière une étude dans laquelle le cabinet McKinsey évalue à 100 milliards d’euros par an à l’horizon 2020 le potentiel de croissance supplémentaire si la France s’alignait sur les performances numériques des pays les plus avancés. Soit un bond de 5% du PIB… Un chiffre qui devrait réfléchir tous ceux qui traînent les pieds !

Si le chemin à parcourir pour construire une entreprise plus collaborative reste long, les pionniers, eux, ne regrettent en tout cas pas leur choix : le groupe Poult a ainsi vu son chiffre d’affaires augmenter de 13% pour atteindre 190 millions d’euros en 2013. Une bonne dose de pragmatisme dans l’idéologie, ça ne fait jamais de mal.

 

 

BRÈVES

L’assistant personnel digital, un nouveau collègue

Aujourd’hui, le smartphone permet de planifier son agenda. Demain, comme l’intelligence artificielle incarnée par la voix charmante de Scarlett Johansson dans le film Her, il deviendra un assistant personnel, capable de passer au crible toutes les compétences des collègues afin de proposer le meilleur profil pour le projet sur lequel on travaille. Un collaborateur à garder à distance, sous peine de finir comme Joaquin Phoenix, fou amoureux de son OS…

Bonheur = productivité

Les travailleurs mécontents coûtent cher à l’entreprise : entre 450 et 550 milliards de perte de productivité chaque année, selon une étude Gallup. Avec des salariés démotivés, l’entreprise fait face à l’absentéisme ou, à l’inverse, à un présentéisme trop insistant. Pourtant, en impliquant davantage les employés, « on fait coup double, observe Pierre-Éric Sutter, président de Mars-lab, un cabinet de conseil en optimisation de la performance humaine en entreprise. On rend les salariés plus heureux, mais aussi les actionnaires. »

Et maintenant, le réseau social d’entreprise

« Les gens utilisent déjà Facebook pour partager avec leurs proches […]. Nous voulons proposer une offre similaire pour les entreprises et leurs salariés », explique Facebook pour présenter Facebook at Work. D’autres réseaux sociaux existent déjà pour collaborer en entreprise comme Yammer ou Slack, très utilisés, Cotap (pour les smartphones), l’outil collaboratif Mural.ly, le site d’éditeur de contenus Quip, les plates-formes Do.com et Fuze (pour organiser des réunions « productives »), ou encore TalkSpirit et SeeMy.

 

INTERVIEW

« La collaboration ne doit pas devenir une nouvelle norme »

 

Anne-Laure Brun Buisson est avocate, médiatrice en entreprise et fondatrice de ShareLex, un dispositif de création et de partage de solutions juridiques reposant sur la collaboration entre des acteurs pluridisciplinaires. Pour elle, la collaboration ne doit pas être un simple mantra, mais une démarche sincère.

Vouloir injecter un peu de démocratie dans une organisation qui ne l’est pas – l’entreprise – n’est-ce pas un peu illusoire ?

Même lorsqu’elles ont la volonté de mettre en place des structures horizontales, les entreprises ont tendance à recréer des structures pyramidales. Ce qu’il faut, c’est changer la gouvernance et les façons de coopérer. L’entreprise doit ouvrir des espaces de discussion pour résoudre les conflits et collaborer. Les salariés doivent se sentir en sécurité, reconnus, valorisés. Il faut faciliter l’expression et la prise en compte de leurs besoins. Le besoin n’est pas négociable, mais les moyens pour le satisfaire le sont.

Concrètement, comment implémenter des modes d’organisation plus collaboratifs ?

L’un des enjeux, c’est le partage des connaissances et des expériences. Pour cela, il faut rétablir une éthique de la co-création. Aujourd’hui, ça fait chic et glamour de parler des hackathons [ces évènements qui réunissent des profils différents autour de la réalisation d’un projet, NDLR], mais les gens ne savent pas ce que deviennent leurs productions. Il y a peu de reconnaissance. Les entreprises doivent mieux expliquer quels bénéfices elles attendent de ce type d’ateliers, et donner du sens à la présence des participants.

À quoi ressemble l’entreprise collaborative idéale, selon vous ?

Je n’ai pas de vision idéale de l’entreprise collaborative, et je n’y tiens pas. Le plus grand mal qu’on puisse faire à la collaboration, c’est d’en faire une religion. La collaboration, ça se travaille, et ça doit venir de l’intérieur. Et ne pas juste résulter du souhait de se conformer à une nouvelle norme.

 

Article publié initialement dans Usbek & Rica en partenariat avec MAIF, pour une société collaborative. #idéecollaborative

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Castorama – Bricolage collaboratif avec Wikiforhome http://consocollaborative.com/6022-castorama-bricolage-collaboratif-avec-wikiforhome.html http://consocollaborative.com/6022-castorama-bricolage-collaboratif-avec-wikiforhome.html#comments Wed, 29 Jul 2015 07:30:16 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=6022 Castorama s’intéresse à l’économie collaborative pour ouvrir son savoir-faire et bénéficier en retour du savoir-faire du plus grand nombre. Le projet Wikiforhome, encyclopédie libre et collaborative dédiée au bricolage, est la première pierre de l’édifice Castorama. Retrouvez l’interview de l’équipe Castorama présente au OuiShare Fest 2015. 

 

 

Durant le OuiShare Fest, l’équipe du Blog de la Consommation Collaborative est allée à la rencontre des speakers et des acteurs de l’économie collaborative. Tout au long du mois de juin, nous publierons une vidéo quotidienne dans laquelle nous donnons la parole à ceux qui font, qui proposent, qui innovent en matière d’économie collaborative. Pour ceux qui étaient là, c’est l’occasion de se replonger dans l’atmosphère de l’évènement et de prolonger la discussion. Pour ceux qui n’y étaient pas, voici un aperçu des tendances de l’économie collaborative. Le débat est ouvert.

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Matthieu Lerondeau, La Netscouade – Une société de communautés http://consocollaborative.com/6016-mathieu-lerondeau-la-netscouade-une-societe-de-communautes.html http://consocollaborative.com/6016-mathieu-lerondeau-la-netscouade-une-societe-de-communautes.html#comments Tue, 28 Jul 2015 07:21:02 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=6016 Quelle est la dimension sociétale des technologies? Que changent-elles dans notre rapport au monde? Quel rôle pour les communautés d’intérêt dans notre façon de faire société? Dans quelle mesure peut-on parler de société collaborative? De nombreux aspects de la société collaborative restent inexplorés nous explique Mathieu Lerondeau. 

 

 

Durant le OuiShare Fest, l’équipe du Blog de la Consommation Collaborative est allée à la rencontre des speakers et des acteurs de l’économie collaborative. Tout au long du mois de juin, nous publierons une vidéo quotidienne dans laquelle nous donnons la parole à ceux qui font, qui proposent, qui innovent en matière d’économie collaborative. Pour ceux qui étaient là, c’est l’occasion de se replonger dans l’atmosphère de l’évènement et de prolonger la discussion. Pour ceux qui n’y étaient pas, voici un aperçu des tendances de l’économie collaborative. Le débat est ouvert.

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Seattle-Berkeley avec « D. » le hippie http://consocollaborative.com/6010-seattle-berkeley-avec-d-le-hippie.html http://consocollaborative.com/6010-seattle-berkeley-avec-d-le-hippie.html#comments Mon, 27 Jul 2015 14:54:05 +0000 Society http://consocollaborative.com/?p=6010 Banlieue sud de Seattle. Entre un Taco Bell et une église défraîchie, débarque “D.” C’est sa signature de courriel. Avec ses soixante-dix ans bien tassés et sa grosse moustache grise, il a donné rendez-vous devant d’improbables stands de tirs. Présent en ville pour la présentation d’une informe construction en aluminium lors d’une convention sur le bricolage, il a été le premier à proposer ses services de co-voiturage pour un long trajet: 1 300 bornes sur la côte Ouest, départ de Tacoma à midi, arrivée à Berkeley, près de San Francisco au milieu de la nuit. Chemise à carreaux, pantalon baggy trop grand pour lui et baskets trouées, “D.” ouvre le coffre. Fait un peu de place entre les restes de guitares en lambeaux. Dans l’habitacle, de nombreux gadgets, une brosse à dents bloquée dans la sortie d’aération de l’air conditionné et de délicates effluves de burgers. Bienvenue dans le monde des aficionados du co-voiturage. Où l’on transcende évidemment la vulgaire notion de “moyen de transport”.

En France, près de 85% des utilisateurs de co-voiturage s’en servent pour faire des économies. Il reste les autres, les 15% qui aiment le lien social et ont surtout envie de parler. En Californie, au regard des distances, les deux dimensions sont plus imbriquées. Même si la pratique n’est pas aussi courante qu’en France, où près d’un Français sur dix aurait déjà utilisé le site BlaBlaCar, en quasi situation d’hégémonie culturelle. L’Amérique, elle, offre un coût de l’essence moindre et des distances toujours longues, soit un tout autre rapport à l’espace et au temps. “D.” aime l’espace, et a pas mal de temps, cela tombe bien. Œil rieur et paupière fatiguée, il conduit une vieille Mercedes break turbo diesel couleur rouille à la carrosserie fatiguée. Ancien élève de Berkeley en Economie, il a pris part au Free Speech Movement au milieu des sixties. Contrairement à ses camarades de promotion propulsés ensuite à des postes à responsabilité, lui n’a jamais eu de véritable ambition, trop occupé à aimer la sculpture et la peinture. Aujourd’hui, “D.” se passionne pour les pins de l’Oregon ou le monopole des Indiens dans la gestion des casinos.

La voiture traverse désormais l’Oregon, justement. C’est le moment d’en savoir plus sur notre chauffeur: que peut bien signifier le “D.” dont il s’est affublé? Comme avant chaque réponse, il faut attendre de longues secondes avant que le premier son ne soit réellement audible. “Seule ma mère le sait”, finit-il par lâcher, laconique. Il parlera ensuite longuement gastronomie, nature et crise immobilière. “D.” est davantage intéressé par le fonctionnement des choses que par leur usage. Passionné par la construction de guitares, il ne ressent par exemple pas le besoin d’apprendre à en jouer. Après quatre heures de route, il fait un point d’honneur à passer par Burgerville, apparemment réputé à l’échelle régionale pour ses Walla-Walla, des oignons frits. “D.” n’est pas très à cheval sur son hygiène alimentaire. Sous sa chemise, son tee-shirt retrace le choix de ses sauces de fast-food des trois dernières semaines.

Ce que “D.” préfère dans le co-voiturage, c’est évidemment le “co”, le partage. De la facture de chaque plein mais aussi du volant qui n’hésite jamais à se reposer côté passager. Il évoque cette institutrice avec qui il a fait la route trois mois plus tôt et à qui il a appris à conduire en regardant plus loin que le capot. Il parle de cet homme dysfonctionnel avec qui il a dû user de diplomatie pour récupérer le volant sans le froisser. Il parle aussi et surtout des jeunes, sa “seule fenêtre” lui permettant de comprendre le monde tel qu’il est. Quelques mois plus tôt, il avait été stupéfait: son jeune passager ne savait même pas “ce qu’était une machine à écrire”. Ce sont les jeunes qui lui ont refilé son dernier virus: la transe. “D.” n’est pas peu fier, à ce sujet, de sa première expérience au Burning Man, à 65 ans. Curieux, il aimerait écouter de la techno européenne. Voilà qu’il se découvre un faible pour Fritz Kalkbrenner. Juste avant d’arriver à Berkeley. Il est trois heures du matin. “D.” laissera son passager dormir dans la rue. La solidarité a parfois ses limites.

 

Article publié initialement dans Society en partenariat avec MAIF, pour une société collaborative. #idéecollaborative

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Benoît Panel & Julie Da Vara, Jelouemoncampingcar – Un voyage collaboratif en musique http://consocollaborative.com/5992-benoit-panel-julie-da-vara-jelouemoncampingcar-un-voyage-collaboratif-en-musique.html http://consocollaborative.com/5992-benoit-panel-julie-da-vara-jelouemoncampingcar-un-voyage-collaboratif-en-musique.html#comments Sat, 25 Jul 2015 14:46:30 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=5992 L’équipe de Jelouemoncampingcar nous informe des dernières actualités de la startup et notamment du lancement du service en Espagne. Fervents pratiquants de la consommation collaborative, ils retracent avec enthousiasme la première soirée SofaConcerts organisée en France, chez Julie.

 

 

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Erwan Auduit, Crédit Coopératif – La finance collaborative, et après? http://consocollaborative.com/5987-erwan-auduit-credit-cooperatif-la-finance-collaborative-et-apres.html http://consocollaborative.com/5987-erwan-auduit-credit-cooperatif-la-finance-collaborative-et-apres.html#comments Fri, 24 Jul 2015 11:40:31 +0000 Samuel Roumeau http://consocollaborative.com/?p=5987 Le Crédit Coopératif prend le virage de l’économie collaborative. Ces nouveaux modèles sont en phase avec les valeurs portées par l’entreprise qui investit pour le moment le secteur de la finance. Et continue d’apprendre, avant de déployer une stratégie plus ambitieuse…

 

 

Durant le OuiShare Fest, l’équipe du Blog de la Consommation Collaborative est allée à la rencontre des speakers et des acteurs de l’économie collaborative. Tout au long du mois de juin, nous publierons une vidéo quotidienne dans laquelle nous donnons la parole à ceux qui font, qui proposent, qui innovent en matière d’économie collaborative. Pour ceux qui étaient là, c’est l’occasion de se replonger dans l’atmosphère de l’évènement et de prolonger la discussion. Pour ceux qui n’y étaient pas, voici un aperçu des tendances de l’économie collaborative. Le débat est ouvert.

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Le partage au pluriel http://consocollaborative.com/5998-le-partage-au-pluriel.html http://consocollaborative.com/5998-le-partage-au-pluriel.html#comments Thu, 23 Jul 2015 12:05:31 +0000 Express http://consocollaborative.com/?p=5998 Après le green washing, le share washing ? Engouement médiatique oblige, les entreprises qui se lancent actuellement dans l’économie du partage sont légion. Aux piliers « historiques » (Couchsurfing, Leboncoin…) s’ajoutent de plus en plus de nouveaux entrants, qui multiplient les projets dans des domaines aussi diversifiés que le « coworking » à domicile (Hoffice…), le partage de graines (Graines de troc…) ou l’échange d’habitations entre particuliers (GuestToGuest…). Les entreprises « traditionnelles » ne sont pas en reste : elles sont chaque jour plus nombreuses à s’intéresser à ces marchés, qui constituent pour elles à la fois une menace et un relais de croissance.

 

Les échanges entres particuliers – via le partage, le troc, la location ou la vente… – sont au cœur de tous les projets. Mais la comparaison s’arrête là, tant leurs modèles économiques et leurs valeurs divergent : au capitalisme débridé d’un Uber, d’un BlaBlaCar ou d’un Airbnb s’opposent en effet des modèles plus « vertueux », qui relèvent davantage de l’économie sociale et solidaire, comme ceux de La ruche qui dit oui ou des Cyclofficines franciliennes. « Il n’y a pas une mais des économies collaboratives, avec des positionnements d’acteurs très différents », remarque d’ailleurs Edwin Mootoosamy, co-fondateur de l’association française OuiShare, en pointe sur ces sujets.

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Il n’y a pas une mais des économies collaboratives.

 

Les principes d’entraide et de solidarité des débuts restent vivaces. Mais des incertitudes sur l’avenir se font jour. Ils ont fait l’objet de moult débats lors de la dernière édition du OuiShare Fest, une grande conférence sur l’économie collaborative organisée du 20 au 22 mai à Paris (vous pourrez prochainement regarder en replay ces conférences sur le blog ConsoCollaborative). Intitulée « Lost In Transition », en écho aux doutes qui agitent le milieu, celle-ci a eu le mérite de poser la question de la juste rémunération du travail effectué par les contributeurs et d’un partage plus équitable de la valeur générée. Et ainsi de faire ressortir plusieurs actions qui vont dans le bon sens, telle la création de La’Zooz, une application décentralisée de covoiturage qui présente l’originalité d’être détenue par sa communauté d’utilisateurs. Ce n’est sans doute qu’un début.

Article publié initialement dans L’Express en partenariat avec MAIF, pour une société collaborative. #idéecollaborative

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