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Votre vélo sommeille ? Louez-le à et développez le vélopartage grâce à cette plateforme

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« Créer un écosystème dans le XXIème siècle où le vélo a toute sa place et pour tout le monde », c’est le souhait de Fabrice Vincent, fondateur de Bikerr. En développant sa plateforme de partage de vélos, il espère inciter leurs propriétaires à ne pas les laisser prendre la poussière.

En France, 20 millions de vélos ne sont pas ou très peu utilisés. Paradoxalement, les agglomérations françaises font de gros efforts pour aménager l’espace public en faveur des cyclistes et réhabiliter ce mode de transport. Fabrice a donc parié sur une approche collaborative pour réconcilier les français avec leurs pistes cyclables. Lancé en automne 2016 à Strasbourg, Bikerr compte depuis plusieurs centaines d’inscrits et mise sur les beaux jours pour agrandir sa communauté.

Deux communautés à évangéliser

Pour le fondateur « le but premier est de créer un écosystème qui favorise le partage ». Mais il n’est pas naïf pour autant face à la difficulté d’évangéliser deux communautés et  « mise sur la récompense pour inciter à jouer le jeu ». Du côté de ceux qui souhaitent emprunter un vélo, Bikerr propose une location sans contraintes, un large choix de modèle et un tarif dégressif selon la durée de location. Du côté des propriétaires, rétribution financière et assurance sont les contreparties matérielles. « Au-delà de ces contreparties, ça déculpabilise aussi celui qui possède un objet et ne s’en sert pas » ajoute Fabrice.

L’autre ambition de Bikerr : devenir une alternative aux vélib. Hormis le fait d’être « mono-usage, onéreux passé la période gratuite, parfois contraignante, cette forme de location est impersonnelle » explique Fabrice, qui enchaîne : « plus personne n’a envie d’aller dans un hôtel lorsqu’il visite une ville mais préfère dormir dans l’appartement d’un local, idem pour le vélo ». Ainsi, à un touriste de passage, le propriétaire peut donner des conseils sur des endroits à visiter, partager ses adresses secrètes.

Site web Bikerr©
Site web Bikerr©

Assurance gratuite pour celui qui prête son vélo

Pour rassurer propriétaires et usagers, Bikerr a imaginé deux formules d’assurance. Grâce à un partenariat avec la Maif, le vélo est couvert à l’instant ou il est loué. Dommages, responsabilité civile : « on propose la meilleure assurance vélo sur du marché » assure Fabrice. Même en cas de vol, la franchise appliquée est faible : 50 euros. Une formule plus complète récompense le bon prêteur. A l’issue de sa 15ème location, son vélo est assuré pendant 30 jours (même s’il n’est pas loué pendant cette période). Cerise sur le gâteau : Bikerr vient de signer partenariat avec Ridy (entretien et réparation de vélo à domicile). Ainsi, un propriétaire qui s’inscrit pour mettre son vélo en location bénéficiera d’une révision de son cycle à prix réduit (à Paris).

Conscient de la difficulté à faire adopter un nouvel usage, Fabrice mise sur son modèle de rétribution, d’assurance et de réparation pour démocratiser l’offre de Bikerr. Le bouche à oreille, les réseaux sociaux et une prochaine campagne de tractage à Paris devraient aussi participer de la dynamique. « Quelque chose est entrain de se passer au niveau du vélo » conclu Fabrice. En effet, après le tout-voiture cher aux Trente Glorieuses, la petite reine a de nouveau le vent en poupe. 6 millions de vélos sont utilisés pour des trajets quotidiens et les français plébiscitent les vacances à vélo. Pour lever les derniers freins entre propriétaires et cyclistes, cet enseignant consacre 70% de son temps à Bikerr.

 

Pour plus d’info, la vidéo de Bikerr ici.

Le 16 mai 2017


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