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Vélib’ en plus rapide et sans station : déjà 1 000 « Cityscoot » dans les rues de Paris

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En un an, la startup a réussi a déployer ces scooters 100 % électriques en libre-service dans la capitale mais aussi à Neuilly et Levallois (92). Une nouvelle offre de mobilité qui promet de se dupliquer ailleurs.

Rue Amelot (Paris 11e), c’est un drôle de manège qui a lieu dans une ancienne concession Renault. Des deux roues slaloment entre les poteaux sans émettre aucun bruit. Ici, les parisiens peuvent bénéficier d’une initiation gratuite au scooter électrique, dispensée par Cityscoot. Car il faut s’y préparer : cette startup essaime rapidement ses scooters en libre-service dans les rues de la capitale.

Cityscoot, c’est un peu Vélib’ en plus rapide et sans stations. Pour emprunter un scooter, il suffit de localiser le plus proche sur l’application. On le déverrouille avec son smartphone, puis on le repose où l’on veut – stationnement autorisé s’entend. Avec l’autonomie de sa batterie électrique, ce scooter zéro pétrole permet de se rendre n’importe où à Paris, mais aussi Neuilly et Levallois (92) depuis peu. Comptez 28 cts d’euros par minute de trajet, la course moyenne tournant autour de 3 euros.

Batteries interchangeables

Avec déjà 1 000 scooters déployés en moins d’un an, la startup connaît une croissance très rapide, portée par son offre de mobilité inédite. « Pour la petite histoire, la Mairie de Paris avait l’idée de lancer « ScootLib » depuis un moment, sur le modèle de Vélib’, raconte Alexis Marcadet, chargé de développement chez Cityscoot. Mais lorsqu’ils ont vu que notre système fonctionnait sans bornes, ils nous ont laissé le champ libre, considérant la solution plus efficiente. »

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Des parisiens s’initient au Cityscoot © Côme Bastin

Installé près des Champs-Élysée, Cityscoot emploie quelques 80 personnes. Mais les trois quarts sont sur le terrain : en l’absence de bornes, il faut bien recharger les batteries des deux-roues électriques. Pour cela plusieurs camionnettes (électriques elles aussi) sillonnent les rues de la capitale et remplacent les batteries amovibles vides par des batteries rechargées.

Autorégulation

Signe que la formule de Cityscoot fonctionne : jamais un scooter n’a dû être déplacé, assure Alexis Marcadet. « D’abord, il n’y a pas de problème avec les dénivelés comme on peut le voir avec Vélib’ où l’on trouve peu de vélo en haut de la butte Montmartre. D’autre part, il y a autorégulation parce que plus il y a de scooters dans une zone, plus les utilisateurs sont tentés d’en emprunter un comme il est proche d’eux. » 

Y’aura-t-il concurrence entre ce nouveau moyen de transport et ceux déjà existant ? Alexis Marcadet, anciennement passé par Djump, ne le croît pas. « La mobilité entraîne la mobilité et Paris est déjà surchargé de voitures. Nos utilisateurs sont des adeptes du multimodal, capables de prendre un RER, un Vélib’ et un Cityscoot pour réaliser un seul trajet. » Au delà de Paris, les prochains Cityscoot s’installeront dans d’autres villes de France qui se tournent elles aussi vers les mobilités de demain. Et peut-être au delà de nos frontières. 

 

Crédit photo de une : Cityscoot

Le 27 avril 2017


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