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Troc troc troc, y’a quelqu’un ?

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Vous avez plein de trucs dont vous ne vous servez pas ? Sur myrecyclestuff.com, vous pouvez les troquer contre tout ce que vous voulez, près de chez vous.

Hop, on saute dans la machine à remonter le temps : nous sommes en janvier2008. La crise n’a pas encore envoyé l’économie mondiale au tapis. Christophe Willem et Mika squattent les ondes, c’est agaçant. Comme tout le monde, on s’inscrit sur Facebook. Vincent de Montalivet, jeune ingénieur, s’inscrit lui aussi, mais contrairement à nous, chez lui ça fait tilt ! « Je bossais dans un grand groupe de luxe et je cherchais du sens à mon activité. Sur Facebook, j’ai pris conscience de la puissance des réseaux sociaux : toutes ces photos postées pour obtenir des likes, tout cet ego… Je me suis dit qu’il fallait mettre le web 2.0 au service du bien commun, de l’entraide et de la collaboration, revisiter la notion de réseau social. »

« My Recycle Stuff compte aujourd’hui 10 000 membres »

Myrecyclestuff.com était né, le tout premier réseau social de « troc circulaire », pionnier d’une économie collaborative en devenir. Le principe ? J’ai un tas de trucs chez moi dont je ne me sers pas et qui n’ont donc plus de valeur pour moi, mais qui en auraient pour d’autres, pas loin : je m’inscris, je propose au troc tout ce dont je ne veux plus. Un de mes objets intéresse un membre du site, qui a lui-même des trucs à troquer, qui ne m’intéressent pas forcément, mais qui peuvent plaire à d’autres membres… En théorie, on pourrait être des dizaines pour un même troc, mais dans la pratique My Recycle Stuff est allé pour l’instant jusqu’à cinq utilisateurs dans la même boucle.

Sac, ordinateures, livres... tout s'échange !
Sac, ordinateures, livres… tout s’échange !

« Il y a un jeune père de famille, par exemple, qui, à l’arrivée de son enfant, a troqué sa console de jeux pour une poussette, raconte Vincent de Montalivet. Le propriétaire de la poussette l’a lui-même troquée contre un sac; la propriétaire du sac l’a donné contre une robe ; la propriétaire de la robe l’a échangée contre un miroir et le propriétaire du miroir a récupéré la console. » La boucle est bouclée. Vous avez suivi ? Vous êtes prêt pour le troc circulaire ! Vincent de Montalivet, 32 ans, a réussi son pari de mettre les nouvelles technologies au service de l’humain et du lien social.

Car 80 % des « troqueurs » se rencontrent pour réaliser leurs échanges – par défaut, le site met en relation des membres dans un rayon de quelques kilomètres. Seuls 20 % paient pour expédier ce qu’ils troquent. A part ça, il n’y a pas d’argent en jeu, pas de notion de valeur marchande et l’inscription au site est gratuite. « My Recycle Stuff compte aujourd’hui quelque 10 000 membres en France, en Belgique et en Suisse, qui inscrivent le troc dans leur mode de vie, à long terme », souligne Vincent de Montalivet. A Noël, le site enregistre chaque année plus d’activité. Cette cafetière que mamie va vous offrir, la même que l’an dernier, on en parle ?

Troc et business

Une bonne idée n’arrive jamais seule. A la fin de l’année, Vincent de Montalivet lance une seconde plate-forme de troc sur le même modèle, Cobusiness.fr. Cette fois, il ne s’agit pas d’échange d’objets mais de services, et cela ne concerne pas les particuliers mais les entrepreneurs. Ils pourront troquer des petits coups de pouce ou de vrais accompagnements (rédaction d’un contrat de travail ou réalisation d’un business plan, par exemple). Des services qui, facturés cher dans l’économie classique, peuvent plomber les comptes des start-up et des PME.

 

 

 

 

 

 

Le 27 janvier 2017


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