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Tester un produit chez son voisin avant de l’acheter ? C’est possible avec Demooz

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Enceinte, casque de réalité virtuelle ou robot-mixeur : le site Demooz permet aux particuliers de se faire tester mutuellement des produits avant de les acheter. Il lance depuis peu un système de gratification financière pour faire grandir sa communauté.

L’idée de Demooz a germé lorsque Geoffrey Vidal, cofondateur de la startup, a voulu s’acheter un vidéo projecteur. Après en avoir commandé un sur Internet, il s’est rendu compte qu’il n’en était pas satisfait. Un ami lui a finalement permis d’en essayer un autre qui lui a convenu.

De là est né le concept d’un site qui permettrait aux particuliers de tester un produit avant de l’acheter. « Bien sûr, on peut parfois tester en magasin, mais les conditions sont souvent biaisées », décrit Stéphane Millet, l’autre fondateur de Demooz. Quant à Internet, on s’y perd parfois entre les options et les avis. « Le mieux est donc d’essayer chez un particulier, en conditions réelles ».

Enceintes ou matelas

Lancée en 2015, le site fonctionne au départ comme une simple plateforme de mise en relation. « Les gens se rencontraient chez eux ou dans un café pour se faire essayer des téléphones, des enceintes, des robots de cuisine », raconte Stéphane. Mais le système rencontre une limite. « Il n’y a pas tant de gens qui sont prêts à donner de leur temps pour rendre service à un futur acheteur », explique Stéphane.

Demooz a donc progressivement développé un système de récompense permettant d’inciter sa communauté à faire tester ses produits. « On a commencé à instaurer des récompenses sous forme de points appelés Flouz. Ils permettaient d’acheter des produits dérivés demooz, des cadeaux comme une PlayStation. » De quoi faire naître de drôles d’histoires. « Un jour, un membre de notre communauté s’est endormi sur un canapé qu’il était venu essayer. Un autre s’est rendu compte que son voisin possédait l’objet qu’il voulait acheter », raconte Stéphane.

Commission sur les ventes

La startup vient donc de franchir un nouveau cap en attribuant une gratification réellement financière aux utilisateurs qui font tester des produits. Ce programme a été baptisé Explorer. « Concrètement, si un utilisateur achète un produit, celui qui lui a fait essayé touchera une commission sur la vente, autour de 8 % » détaille Stéphane.

Pour aller plus loin, les produits vendus par Demooz, en partenariat avec des marques telles que Moulinex, ne sont facturés que 60 jours après leur réception. « On peut donc le rendre si on ne l’aime pas, où le faire tester à d’autres pour le payer moins cher ». Selon le cofondateur, il est même possible d’obtenir le produit gratuitement si on le fait tester à assez de personnes. Difficile d’estimer bien sûr le temps que cela peut prendre…

150 tests par jour

Reste qu’en basant son système de rémunération sur des commissions de vente, Demooz prend le risque d’inciter ses utilisateurs à survendre certains produits pour pousser d’autres à l’achat. Pour Stéphane, le risque est faible. « Ceux qui n’aiment pas un produit ne vont pas perdre de temps à le faire essayer d’autre. »

Une chose est sûre : à l’heure où Amazon lance des services similaires, la startup répond à un vrai besoin de particuliers à particuliers. « Nous avons déjà une communauté de 150 000 demoozers et comptons 150 ventes suite à des tests chaque jour », avance Stéphane. Basée entre Paris et Toulouse, Demooz espère effectuer une levée de fonds prochainement pour faire grandir rapidement son concept.

Le 14 février 2019


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