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StudyEnjoy, une plateforme pour permettre aux étudiants de troquer leur chambres

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Pourquoi payer un loyer alors que d'autres étudiants quittent leur logement en partant étudier ? Coloc, chambre chez les parents ou studio : le site veut référencer tous les logements disponibles pour former une communauté d'étudiants échangeant leurs chambres.

C’est un scénario que connaissent beaucoup de parents. Leur enfant part étudier dans une école ou une université d’une autre ville, voir d’un autre pays. Les parents se retrouvent alors avec une chambre vide, et un loyer à régler au prix fort pour que leur enfant puisse vivre près de son lieu d’étude. Pourquoi, dès lors, ne pas permettre aux étudiants d’échanger directement leur logements entre eux plutôt que de devoir louer un ?

Parent recherche étudiant

C’est pour développer cette solution que naissait il y a trois ans la startup StudyEnjoy. Son objectif : former une communauté internationale d’étudiants qui puissent s’héberger les uns les autres, le temps de faire leurs études ou d’un stage. « Chambre libre chez les parents, chambre dans une colocation, studio : tout types de logements peuvent être référencés », explique Audrey Boube, directrice générale de la plateforme.

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StudyEnjoy ne fonctionne pas sur le principe de l’échange direct de chambres entre étudiants. Pour bénéficier d’un logement quelque part, il est juste nécessaire de mettre le sien à disposition sur la plateforme, qu’il trouve preneur ou non. Une cotisation d’un euro par nuit est demandée à l’étudiant hébergé, permettant à la plateforme de fonctionner. « On est inspirés par ce que Guest to Guest (ndlr : une plateforme d’échange de logement entre voyageurs) a fait pour le tourisme », illustre la directrice.

Une communauté encore en formation

Malgré trois ans d’existence et un concept séduisant, la plateforme n’est pas encore opérationnelle. « Il est nécessaire d’avoir un très grand nombre de logements disponibles pour que les échanges puissent se faire », explique Audrey Boube. Pour l’instant, le site compte 2 500 inscrits et 250 chambres. Pour atteindre une masse critique, la startup veut travailler directement avec les universités et les écoles, plutôt que de s’adresser aux étudiants individuellement. Si les chefs d’établissement sont « conquis par le projet » selon la directrice, certains éprouvent encore des réticences à travailler avec une structure privée, basée sur un modèle collaboratif.

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Audrey Boube, directrice générale de StudyEnjoy

« On a rendez-vous prochainement avec le ministère de l’Éducation nationale pour voir comment l’on peut collaborer directement avec le service public », ajoute Audrey Boube. La startup est aussi en relation avec différents pays Erasmus tels que l’Espagne ou l’Allemagne. En attendant, elle a lancé une opération de financement sur le site GofundMe pour mener à bien sa mission. Et il y a du travail : l’État n’assure que 13 % des logements étudiants.

Crédit photo de une : ENAC

 

Le 29 septembre 2017


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