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Pour financer un centre d’hébergement, le Samu Social lance une campagne de dons en cryptomonnaies

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Les détenteurs de Bitcoin ou d’Ether peuvent financer directement l’organisation qui utilisera l’argent pour lutter contre la fracture numérique auprès des sans-abris. Une première en France.

Voilà qui pourrait donner des pulsions altruistes à ceux qui ont investi tôt dans le bitcoin. Le Samu Social de Paris vous propose en effet depuis le 15 janvier de faire partie des premiers « cryptodonateurs », en partenariat avec la Maison du Bitcoin. Objectif : financer l’achat d’ordinateurs pour un futur centre d’hébergement à Paris.

« Si les dons en cryptomonnaies sont déjà une réalité avec Wikimedia ou encore The Water Project aux Etats-Unis, cette action constitue une première, explique le communiqué de la campagne. Faire appel à la générosité de la communauté des détenteurs de cryptomonnaies pour une action de solidarité en direction des personnes sans-abri. »

Lutte contre la fracture numérique

L’argent collecté servira a à l’achat d’ordinateurs pour un futur centre d’hébergement à Paris. « Permettre aux personnes sans-abri d’accéder à des ordinateurs, loin d’être superflu, est aujourd’hui indispensable pour favoriser un accès à l’autonomie et à l’insertion professionnelle, continue le communiqué. Les dons récoltés seront ainsi affectés à des actions visant à réduire la fracture numérique. »

Concrètement, les détenteurs de Bitcoin ou d’Ether sont invités à en envoyer une partie directement sur le « wallet » (portefeuille électronique) de l’organisation. Une façon innovante de financer directement l’action sociale de l’organisation sans passer par prélèvement bancaire. On ne sait par contre pas encore si le ministère des Finances décidera que ces dons donnent droit à une réduction d’impôts !

btc
Le cours du Bitcoin cette semaine.

On imagine que le crash récent des cryptomonnaies (bitcoin a perdu 30 % de sa valeur juste après le lancement de la campagne) a du donner des sueurs froides aux responsables de l’opération. Par chance, le marché semble reprendre des couleurs : reste à espérer qu’il sera favorable le 15 février, jour où le Samu Social compte convertir ces devises en euros. À moins qu’il ne succombe lui aussi à la tentation de les laisser un peu fructifier…

Le 18 janvier 2018


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