Guide consocolaborative

Back Market, l’ « Amazon des produits reconditionnés », part à la conquête de l’Europe

Partager [pssc_facebook] [pssc_twitter]

Lutter contre le gaspillage électronique en vendant des produits remis à neuf par des entreprises sociales, c’est l’objectif de Back Market. La startup affiche une croissance de 40 % par mois et s'exporte désormais en Espagne et en Allemagne.

Chaque année, 622 millions de produits électroniques et électroniques neufs envahissent le marché hexagonal. C’est six fois plus qu’il y a 20 ans. Conséquence : un Français produit aujourd’hui 22 kg de déchets électriques et électronique par an. Autant de circuits qui finissent généralement dans des décharges sauvages en Asie ou en Afrique.

Un gaspillage qui n’est pas une fatalité, pour Thibaud Quentin et Vianney. Ces trois jeunes trentenaires ont fondé Back Market à la fin Novembre 2014, grâce au soutien de l’incubateur Numa. Leur idée ? Créer une véritable alternative à l’achat de produits neufs en développant un « Amazon des produits reconditionnés », explique Vianney.

60% moins cher

Comme le géant américain du commerce en ligne, la plateforme Back Market propose des smartphones, mais aussi des machines à café ou de l’électroménager. Seule différence : ces produits sont jusqu’à 60% moins cher car issus d’usines françaises où ils ont été réparés.bm2

Qu’ils viennent d’entreprises, du rachat auprès de consommateurs ou que leur emballage ait simplement été abîmé, tous ces appareils passent en effet entre les mains d’un des 3 500 techniciens affiliés afin de s’assurer de leur bon fonctionnement.

« Nous travaillons en majorité avec des entreprises sociales comme le réseau Envie ou les Ateliers du Bocage d’Emmaüs qui font de l’insertion professionnelle », précise Vianney.

Objectif : Allemagne et Espagne

Une offre mêlant enjeu social et environnemental qui séduit de nombreux consommateurs : la jeune startup enregistre une croissance à deux chiffres avec plus de 6 000 nouveaux clients par mois, selon ses fondateurs. Un an et demi après sa création, l’entreprise est passée de 5 à 19 employés et souhaite désormais s’étendre à l’Allemagne et à l’Espagne.

« Ces pays sont très similaires au marché français avant notre création : une forte demande potentielle, mais une offre éclatée et peu lisible, gérée par des industriels spécialisés dans telle ou telle catégorie. Notre modèle grand public et généraliste a donc tout pour séduire », espère Thibaud.

Thibaud, Quentin et Vianney, les fondateurs de Back Market (Crédit : Back Market)
Thibaud, Quentin et Vianney, les fondateurs de Back Market (Crédit : Back Market)

Principal défi : « que les consommateurs aient confiance dans nos produits », explique Vianney. Pour cela, la plateforme a mis en place un système de garantie de six mois minimum, avec un retour gratuit des produits s’ils ne conviennent pas. Inspirée par d’autres plateformes comme Blablacar ou AirBnb, Back Market permet aussi aux clients de noter les différents fournisseurs afin de s’assurer de la qualité de leur travail.

Enfin, pour celles et ceux qui souhaite changer de smartphone sans nuire à la planète, Back Market propose un service de rachat au meilleur prix grâce à un système de devis immédiat mettant en compétition les usines. « Notre but, c’est de donner aux gens le goût de l’économie circulaire et d’en finir avec l’obsolescence programmée ».

 

Le 4 mai 2016


Comments

comments

Sur le Même sujet