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L’économie collaborative ? + 2000 % en Europe d’ici dix ans, selon PWC

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De 4 milliards d’euros, le marché devrait passer à 83 en Europe, selon le cabinet de conseil Price Waterhouse Cooper. Une prévision basée sur une définition très large de « l’économie collaborative ».

Nous n’en sommes qu’au tout début. C’est en tout cas ce que pense Price Waterhouse Cooper (PWC) de l’économie collaborative en Europe. D’après les prévisions du cabinet de conseil, le chiffre d’affaire des plateformes du secteur devrait être multiplié par 20 d’ici dix ans, passant de 4 à 83 milliards d’euros.

Hausse des services à la personne

Ce sont les particuliers qui devraient profiter le plus, puisque le montant total des transactions devrait atteindre 570 milliards d’euros, dont 85 % iront dans leur poche ! « L’économie collaborative correspond à une réelle attente et son usage se répand très rapidement. D’ici à 2025, nous pensons que de nombreux secteurs de cette économie auront atteint une taille qui leur permettra de rivaliser avec leurs homologues traditionnels », juge Francois Marti responsable du PwC Experience Center, à l’origine de l’étude.

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Parmi les secteurs qui tirent cette croissance, on retrouve bien sûr le financement participatif (KissKissBankBank, Ulule), le logement (Airbnb) ou l’autopartage et le covoiturage (Blablacar, Uber). Mais ce sont les plateformes de services à la personne qui devraient réaliser la croissance la plus rapide, avec un chiffre d’affaires en hausse d’environ 50% par an jusqu’en 2025.

La France et le Royaume Uni en tête

Au niveau national, ce sont la France et le Royaume Uni qui participeront le plus à la montée de l’économie collaborative en Europe. PWC recense en effet plus de 50 startups fondées dans ces pays, là où on en compte seulement 25 en Allemagne, Espagne ou au Pays-Bas. En cause : des réglementations favorables au développement de l’innovation et de nouveaux business models mises en places par les deux États.

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Les autres pays devraient cependant suivre rapidement, prévoit Jean-Francois Marti. « L’annonce par la Commission européenne d’un ordre du jour européen pour l’économie collaborative est un premier pas important vers l’élaboration d’un cadre opérationnel. Elle permet à chaque État de vérifier que sa réglementation est bien adéquate et s’il convient de lever d’éventuelles barrières, tout en préservant le principe de concurrence loyale, les droits du travail et la protection du consommateur. »

Mais au fait, de quoi parle-t-on ?

Reste que l’étude se base sur une définition très large de l’ « économie collaborative ». Elle inclut des entreprises telles qu’Uber, dont personne ne s’accorde à dire qu’elle fait réellement partie du secteur. En 2014, PWC avait publié une autre étude sur l’économie collaborative comprenant carrément le streaming audio et vidéo. Et cette année, ce sont les services à la personne qui ont fait leur apparition dans les chiffres du cabinet. En l’absence d’une définition juridique officielle, il est compliqué de savoir où s’arrête et où commence l’économie collaborative… et donc jusqu’où elle ira !

Le 7 septembre 2016


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