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Le premier bar où les clients sont aussi les patrons

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Devenir patron de bar, c'est possible pour 125 euros avec le Social Bar. L'établissement se finance via le crowdfunding et invitera ses « actionnaires » et futurs habitués à décider de son programme !

Marre des grands bars impersonnels dans lesquels on ne rencontre jamais personne ? Et si, cet été, vous deveniez propriétaire de bar ? Pour 125 euros, le « Social Bar », qui ouvrira au mois de septembre, propose en tout cas à ses futurs clients de devenir… ses actionnaires. Ou quand les clients sont aussi les patrons.

Actuellement en travaux dans le 12e arrondissement de Paris, l’établissement a en effet lancé une campagne de crowdequity (financement par entrée au capital) de 40 000 euros sur 1001impact, à boucler avant le 13 juillet. Objectif : pouvoir mener les travaux à leur terme bien sûr, mais aussi développer une communauté de futurs « copatrons » qui seront au coeur de la vie de l’établissement.

Dédié à la rencontre

« L’idée est vraiment que le bar appartienne à ceux qui auront pris une ou plusieurs parts et qu’il devienne leur lieu de rendez-vous, qu’ils puissent imaginer les évènements qui s’y dérouleront », explique Maeva Tordo qui porte le projet avec Renaud Seligmann.

Maeva
Renaud Seligmann et Maeva Tordo dans les locaux en travaux

En plus d’un verre à son nom, chaque actionnaire pourra en effet choisir la musique du bar, passer derrière le comptoir, et surtout participer aux assemblées générales pour décider du programme. Une fois par an, chacun pourra aussi y organiser sa propre soirée de A à Z.

Comme son nom l’indique un peu, le Social Bar est d’abord dédié à la rencontre. « On est allé interviewer des gens dans la rue pour leur demander à quand remontait la dernière fois où ils s’étaient fait un ami dans un bar, raconte Maeva Tordo. Les réponses ne fusaient pas ! » 

Au programme, donc, des soirées de fêtes autour des mauvaises nouvelles (« j’ai divorcé » ou « je me suis fait virer »), des karaokés collectifs ou des défis pour favoriser l’échange entre personnes qui ne se connaissent pas. 50 % des profits de ce bar partagé seront par ailleurs reversés à des associations d’accès à l’emploi.

 

Le 5 juillet 2016


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