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Étudiant en grande école et freelance à la fois : ils sont déjà 10 000 sur Crème de la Crème

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La startup propose aux élèves des grandes écoles de mettre leurs compétences à profit dans des missions rémunérées en auto-entrepreneurs pour les entreprises. Une façon de gagner un peu d'argent tout en posant un pied dans le monde des indépendants.

« Quand on est étudiant et qu’on doit gagner de l’argent, on a le choix entre des stages mal payés ou de la distribution de prospectus », résumé Gregory Beck, responsable web chez « Crème de la Crème ». Ce sont justement trois étudiants qui ont lancé cette plateforme en avril 2015. L’objectif : connecter les élèves des meilleures écoles avec des entreprises pour des missions mieux rémunérées et plus formatrices que les jobs étudiants classiques, ou les nouvelles plateformes de travail à la demande.

Aprentis freelance

Sciences Po, Essec, Sorbonne, École 42… Ils sont aujourd’hui presque 10 000 à proposer leurs services sur la plateforme dans les domaines du web, du marketing, du droit ou de la communication. Autant d’étudiants que Crème de la Crème à préalablement transformé en travailleurs indépendants. « On les accompagne dans la création de leur statut d’autoentrepreneur, ce qui est nouveau pour beaucoup d’entre eux », explique Gregory.

Une fois leur profil créé et leurs compétences renseignées, les membres peuvent accéder sur leur fil à des missions proposées par de grandes entreprises et concourir pour y répondre, à la manière d’un appel d’offre. « On leur explique aussi comment faire une première approche par mail, relancer, faire un devis… Ça ne s’apprend pas toujours, même en école de commerce ! ».

creme

 

À l’arrivée combien gagne un étudiant-freelance ? Difficile d’y répondre car « les missions varient entre 100 euros pour l’écriture d’un article ou 5 000 euros pour une appli ou un site web », explique Gregory. Des sommes sur laquelle la plateforme ponctionne tout de même 15 %… Mais la vraie valeur ajoutée réside « dans l’expérience acquise qui peut ensuite être valorisée dans le CV ». Et de citer quelques unes des 500 entreprises présentes sur la plateforme : Erdf, SNCF, Addeco…

L’ère du jobbing

Pour les entreprises, Crème de la Crème permet d’abord d’accéder à un grand nombre d’autoentrepreneurs bon marché et dotés de compétences récentes. Au risque de moins embaucher ? « C’est vrai que c’est moins cher que de salarier, mais les entreprises viennent aussi parcequ’elles ne trouvent pas toujours les bonnes personnes en interne pour certaines missions », justifie Grégory. 

En avril dernier, la startup, qui compte 8 employés, a levé 350 000 euros pour accélérer son développement en France mais aussi à terme, à l’international. À l’heure où les sites de « jobbing » et les freelances se multiplient, Crème de la Crème veut tirer son épingle du jeu en proposant aux étudiants des missions plus intéressantes que ses concurrents indirects. Des étudiants qui, de plus en plus souvent, s’endettent pour payer leurs études. « Quitte à travailler, autant se servir de ce que l’on apprend en cours », résume Gregory. Mieux qu’un stage, moins qu’un job : l’avenir du travail pour les jeunes ?

Photo de une : l’équipe de Crème de la Crème

Le 12 septembre 2016


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