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Pour donner aux enfants le goût de l’écriture, cette plateforme transforme chaque élève en auteur

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Peetch est une plateforme d'écriture collaborative qui permet aux écoliers d’écrire une histoire à plusieurs mains. 10 000 récits ont déjà été imaginés par des élèves grâce à cette méthode d’apprentissage innovante.

Il était une fois… un monde dans lequel on disait que les enfants avaient perdu le goût des textes à cause du numérique. Mais si c’était justement par le numérique qu’on pouvait leur donner l’envie de lire et écrire ?

C’est la feuille de route de Peetch, une plateforme d’« écriture d’histoire collaborative » destinée aux enfants âgés de 7 à 15 ans. Comprendre : une application pour tablette tactile, qui permet aux élèves d’écrire à plusieurs mains : un élève imagine la première phrase de l’histoire, un autre continu et ainsi de suite jusqu’à sa fin.

« On trouve que la plupart des contenus pédagogiques classiques ne sont pas adaptés au numérique, explique Élisa Hauet, cofondatrice. L’ADN de Peetch, c’est la collaboration dans l’écriture. » Un design ludique emprunté à l’univers de la BD, utilisation des tablettes tactiles : tout est fait pour motiver les enfants à imaginer des histoires. « Ils deviennent acteurs de l’écriture et ils y prennent goût car ils ne sont plus seuls ».

10 000 histoires à plusieurs mains

Résultat ? « Les enfants sont hyper productifs ! », assure Élisa. 10 000 histoires ont ainsi été écrites via Peetch. L’application est utilisée par 900 écoles dans 40 pays – notamment dans les établissements français à l’étranger du Canada et de l’Afrique francophone.

Peetch s’adapte aux programmes scolaires : « en classe de CE1, les enfants apprennent la structure du récit » illustre Élisa Huet. Le professeur donne des consignes au démarrage, comme « faite un conte, faite un roman policier », faisant ainsi varier les structures selon les contraintes pédagogiques.

Peetch©
L’équipe Peetch©

Coding goûters

Peetch s’est lancé en mars 2015 après un hackathon à Tours. L’équipe se constitue durant ce startup weekend au cours duquel le projet remporte la première place. Dans le jury, Sébastien Forest, le fondateur d’Alloresto est enthousiaste et devient leur business angel. En février 2016, la SAS est créée et une version beta sort en mai. L’application sera payante à partir de 2018 (3 euros par élève et par an).

Pour se faire connaître, Élisa, Antoine, Joris, Nicolas et Damien – qui ont tous entre 23 et 30 ans – n’ont pas eu besoin de démarcher les établissements scolaires. Twitter et le bouche à oreilles entre instituteurs ont suffi. « On a affaire à une communauté active où les pro se recommandent les pratiques », raconte Élisa. Le gros du travail, c’est le terrain : déplacement dans les classes pour découvrir les besoin des écoliers, participation à des « coding goûters »… Une histoire qu’ils comptent continuer à écrire à cinq, notamment à l’étranger.

 

Le 12 avril 2017


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