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Défibrillateur, premier secours… Ces applis peuvent sauver des vies !

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Repérer le défibrillateur le plus proche, s’informer sur les bonnes attitudes à adopter en attendant les secours ou même pratiquer soi-même les premiers gestes d’urgence : des applications aident à ne plus être démuni lorsque la vie d’une personne est en jeu.

Chaque année, 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque. Le taux de survie ne dépasse pas les 5 %. Face à ce terrible constat, la fatalité n’est pourtant pas de mise. « On peut augmenter la survie de manière importante si un massage cardiaque est réalisé immédiatement. La survie diminue de 10 % par minute sans massage cardiaque. Ça va très vite », assure le docteur Lionel Lamhaut. Médecin au Samu de Paris, il a eu l’idée il y a quelques années de concevoir une application pour mettre en lien secours professionnels et simples citoyens afin d’intervenir rapidement sur les lieux de l’accident.

27 000 aspirants secouristes

Lancée en mars 2018, l’application Sauv Life regroupe déjà une communauté de 27 000 aspirants secouristes. Lorsque le Samu est prévenu, les secours traditionnels sont envoyés sur les lieux. En parallèle, l’application recherche les membres de la communauté qui se situent à 10 minutes à pieds de l’arrêt cardiaque. Une notification les alerte, ceux qui sont disponibles peuvent accepter d’aider. Quatre personnes maximum sont sélectionnées, deux pour réaliser le massage cardiaque, deux pour aller chercher un défibrillateur référencé dans le coin. Ils sont guidés par le GPS vers les lieux. Sur place, ils sont aidés par le Samu à distance (prochainement l’application permettra la visioconférence) en attendant l’arrivée des secours.

« Chacun peut aider un autre citoyen en cas d’urgence vitale. On peut se dire que le massage cardiaque, c’est le travail des pompiers et du Samu. Sauf qu’en France, le délai moyen d’arrivée des pompiers, c’est 13 minutes. Si on attend seulement les secours, il n’y a quasiment pas de chance de survie » poursuit-il. Tout le monde est invité à s’inscrire sur la plateforme. Les personnes non expérimentées comme ceux qui ont déjà reçu une formation. « Bien sûr nous encourageons les gens à se former. Mais pour chercher un défibrillateur, il n’y a besoin d’aucune compétence » rappelle le docteur Lamhaut.

La communauté médicale à l’appui

La mécanique a déjà séduit la communauté médicale, l’application étant labellisée par la société savante de médecine d’urgence. Avec les différents partenaires que sont le Samu, les hôpitaux et la Croix-Rouge, l’application devrait bientôt couvrir tout le territoire français. Sauv Life vient en complément d’autre application de secours ayant déjà fait leurs preuves. Parmi celles-ci, on peut citer « L’Appli qui sauve », lancée par la Croix-Rouge et qui permet de se former aux gestes à prodiguer en cas d’étouffements, brûlures ou bien encore de crises d’épilepsie. L’application propose de petits tests pour évaluer son niveau de connaissance et répertorie les défibrillateurs à proximité. C’est également le cas de « Staying Alive » qui aujourd’hui recense l’emplacement de plus de 100 000 appareils dans le monde dont 60 000 en France.

L’ensemble de ces applications contribue au renforcement du maillon le plus faible dans la chaîne des secours que sont les premières minutes d’intervention juste après l’accident. Toutes profitent de l’envie des citoyens de se sentir utile et de pouvoir aider en cas de besoin. Un constat partagé par le docteur Lionel Lamhaut. « Depuis les attentats, il y a un retour des valeurs citoyennes. Les personnes sont contentes d’être sollicitées. Celles qui sont appelées par la plateforme Sauv Life ont envie d’aider à nouveau, d’être rappelées. À nous, secours professionnels de bien les guider. »

Le 6 avril 2018


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