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«Communecter» : le réseau social citoyen au service des commun(e)s

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Gratuit et open source, ce « réseau sociétal » développé par une bande de militants du logiciel libre vise à connecter citoyens, projets et associations au niveau local. Ouverture prévue le 13 avril, à soutenir sur KissKissBankBank d'ici là.

Depuis l’île de la Réunion où son projet est incubé, Tibor Katelbach déroule : «C’est un vieux rêve que de créer une plateforme pour fertiliser les territoires. Faire travailler ensemble ses acteurs, depuis les habitants jusqu’aux associations en passant par les commerçants.»

Ce rêve, il est en train de le réaliser avec «Communecter», un réseau «sociétal» porté par une joyeuse équipe de «libristes» (activistes militants du logiciel libre). Depuis la Réunion, mais aussi Lille ou la Nouvelle-Calédonie, le réseau discute et collabore depuis plusieurs années pour mettre sur pied cette plateforme, qui sera lancée le 13 avril dans toute la France métropolitaine.

Transparence

«Tout part du citoyen», explique Tibor. À partir de son profil, celui ci se connecte à d’autres mais aussi aux associations, entreprises, groupes informels et services publics de sa commune ou de son territoire. « En un coup d’oeil et quelques clics, on peut donc visualiser les Amap (associations pour une agriculture paysanne), les fablabs, les projets innovants du coin .» Objectif : permettre à tous ces acteurs locaux «d’entrer en synergie». «Que chacun propose des projets, des idées, des objets à partager pour favoriser l’action et l’intelligence collective.»

La plateforme compte entièrement sur le «crowdsourcing» pour monter en puissance. Autrement dit, c’est parce que les acteurs du territoire voudront rejoindre l’aventure qu’ils compléteront leur profil et seront référencés sur Communecter. «On a des retours très positifs est persuadés que cet outil répond à un vrai besoin. Au delà de la visibilité apportée par la plateforme, par exemple pour une association, c’est aussi parce que nous ne revendons et n’utilisons pas les données de nos membres»

Transparence : c’est le mot d’ordre de l’équipe qui placera, évidemment, la plateforme en open source : son code sera partagé avec la communauté de ses utilisateurs pour pouvoir être amélioré. De cette manière, de nouvelles fonctionnalités (modules) pourront être proposés par ses utilisateurs à l’avenir.

Culture du gratuit

La philosophie du site s’oppose frontalement à toute hiérarchisation entre les membres du réseau social sur des critères financiers. Contrairement aux Pages jaunes ou à Facebook et ses posts sponsorisés, Communecter se veut 100 % gratuit. «Un garagiste sera simplement mieux noté qu’un autre sur la base des relations qu’il tisse avec les membres locaux», illustre Tibor.

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Tibor Katelbach présente Communecter à l’incubateur de la Technolope.

Côté modèle économique, trois collectivités de La Réunion ont déjà accepté de payer pour l’utilisation du réseau par leurs administrés. Pour le reste, Tibor rappelle que : «Communecter est d’abord porté par une communauté de bénévoles et c’est ce qui fait sa force : c’est un projet éthique, monté sans motivation financière». L’incubateur de la Technolope, sur l’île de la Réunion, leur a par ailleurs fournit un petit pécule et des bureaux. «Différents contrats dans le logiciel libre pour le monde associatif nous débloquent aussi des fonds.»

Surtout, Communecter fait appel au crowdfunding pour lancer son appli mobile et plus si prospérité. Encore dix jours pour soutenir ce projet résolument citoyen au service des communes – et des communs !

Le 6 avril 2016


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