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Comment spéculer sur les monnaies virtuelles sans ruiner la planète ?

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Bitcoin, Ether, Litecoin… Les monnaies virtuelles décentralisées représentent un eldorado financier, mais leur fonctionnement nécessite de grandes quantités d’énergie. ConsoCollaborative vous explique lesquelles favoriser pour tenter votre chance, sans négliger l’environnement.

Depuis le mois d’août, le Bitcoin vu sa valeur doubler, passant de 3 000 à 6 000 dollars. Derrière lui, d’autres cryptomonnaies comme l’Ether ou le Litecoin bénéficient elles aussi de tendances haussières qui feraient saliver n’importe quel col blanc de Wall Street. Beaucoup de particuliers décident donc de franchir le pas et d’investir un peu d’argent dans ces monnaies virtuelles.

Dans le même temps, les critiques se font de plus en plus nombreuses sur l’impact écologique des cryptomonnaies. En cause : la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de leur protocole informatique. De ce point de vue, toutes les devises et toutes les façons d’en obtenir ne se valent pas. Voici donc quelques conseils pour ceux qui veulent participer à l’aventure en limitant leurs dégâts environnementaux.

1 : éviter le Bitcoin

C’est la plus connue et la plus cotée des cryptomonnaies. Cependant, c’est aussi la plus gourmande en énergie. En effet, pour miner (générer de la monnaie), les utilisateurs doivent charger leurs ordinateurs de réaliser des sortes de « puzzles ». Ce procédé informatique permet de fournir une preuve de travail (proof-of-work), qui est récompensé par une rémunération en Bitcoins. Ainsi, de véritables « fermes » de processeurs se développent dans le monde et en particulier en Chine pour obtenir de la monnaie, souvent à grand renfort d’énergie carbonée. Plus la ferme est grande, plus grandes sont les chances de remporter de l’argent. À lui seul, le Bitcoin représente déjà l’équivalent de la consommation d’un pays comme l’Équateur. Et ce n’est pas parti pour s’arranger : la demande en électricité augmente exponentiellement avec le temps et le nombre d’utilisateurs.

2 : préférer d’autres monnaies montantes

D’autres monnaies, basées sur d’autres protocoles, connaissent elles aussi une forte hausse sans demander autant d’énergie pour fonctionner. Par exemple, l’Ether, deuxième devise virtuelle en termes de capitalisation. « S’il repose également sur le modèle du proof-of — work, son algorithme est moins gourmand en énergie », explique Xavier Lavayssière, avocat, juriste et développeur, spécialiste de la blockchain. À terme, l’Ether devrait adopter le modèle alternatif de la proof-of-stake (preuve de possession), réduisant un peu plus son impact écologique.

Lire aussi : la blockchain expliquée à un enfant de 5 ans

Un tel modèle a déjà été adopté par la monnaie NXT, dont le cours est néanmoins plus incertain au moment où ces lignes sont écrites. Citons aussi PeerCoin, une des premières cryptomonnaies à s’intéresser à son impact écologique. Évitez par contre Litecoin, dont le protocole est très proche de celui de Bitcoin.

3 : investir dans une monnaie « solaire » ou éthique

Certaines monnaies vont plus loin et ont fait de leur impact environnemental ou social leur raison d’être. Ainsi le SolarCoin, qui est reversé uniquement à des détenteurs d’installations photovoltaïques, sur la base d’un SolarCoin pour un mégawatt/h produit. En France, deux startups liées aux énergies renouvelables (ekWateur et Lumo) ont décidé de l’intégrer à leur fonctionnement. Le Faircoin, de son côté, se veut une cryptomonnaie éthique, dédiée aux personnes et aux projets qui œuvrent pour le bien commun. Son protocole favorise la coopération, plutôt que la compétition, entre les membres du réseau. Si la valeur unitaire de ces deux monnaies est encore basse, leur tendance est globalement à la hausse.

 

Bonus : Ne minez qu’à l’énergie solaire

Si d’aventure vous vouliez vous lancer dans le minage de cryptomonnaies, assurez-vous au moins que votre consommation électrique provienne de sources renouvelables. Si vous vous demandez comment faire, on vous explique tout dans l’article plus bas.

Lire aussi : quand les particuliers bousculent les réseaux électriques.

N. B. Il existe un très grand nombre de monnaies virtuelles obéissant à leurs propres règles et les cours sont très volatiles. Si cet article se veut une introduction, la rédaction ne peut que vous encourager à vous renseigner un maximum avant d’investir dans l’une d’entre elles et évidemment de n’engager que des sommes que vous pouvez vous permettre de perdre.

Le 27 octobre 2017


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