Guide consocolaborative

Comment GoMore veut concurrencer BlaBlaCar et Drivy à la fois

Partager [pssc_facebook] [pssc_twitter]

En combinant covoiturage gratuit et location de voitures, cette startup partie du Danemark veut jouer la carte de la différence et s’attaquer au marché Européen dominé par BlaBlaCar.

Si vous souhaitez faire du covoiturage en Europe, il y a fort à parier que vous passiez par BlaBlaCar. Pourtant, si vous vous rendez au Danemark, vous utiliserez surement GoMore. Lancée en 2005 à Copenhague par deux professeurs de philosophie, cette startup est en effet aujourd’hui utilisée par un Danois sur dix et compte aujourd’hui se tailler une place en Europe.

Pour se démarquer, GoMore joue la carte de la différence et cultive une attitude cool. D’abord en proposant un covoiturage sans frais, là où Blablacar prélève environ 15 % du montant des transactions entre passagers et conducteurs. Chez GoMore, chacun est libre de faire payer ou pas ses passagers, directement en liquide ou via une transaction assurée par la plateforme via compte-séquestre. Un défi que beaucoup de startup ont essayé de relever… Sans jamais réellement y parvenir. Car avec une telle formule se pose évidemment la question du financement du développement de l’entreprise.

Covoiturage et location à la fois

C’est là que GoMore affiche sa vraie différence : combiner location de voitures et covoiturage à la fois, et se servir de l’un pour financer l’autre. « Le covoiturage est un appel d’air pour acquérir des utilisateurs qui loueront peut-être un jour un véhicule, explique Mathieu Boulay, directeur la branche France de GoMore, lancée début 2016. Nous avons la conviction qu’un même utilisateur pour vouloir un jour se rendre quelque part en covoiturage et un autre jour louer une voiture pour ses déplacements. »

Après s’être attaqué au marché Scandinave (Suède, Norvège), GoMore s’est alliée en mars 2015 avec la startup espagnole Amovens qui propose le même service deux en un. La société compte aujourd’hui une communauté d’environ 1,5 million de membres répartis dans 5 pays d’Europe. « Après des débuts discrets, GoMore est devenu le deuxième acteur du covoiturage en France avec environ 70 000 membres », affirme Mathieu Boulay. Loin, très loin, pour l’instant de BlaBlaCar dont le nombre de membres en France, tenu secret, se comptait néanmoins en millions.

Louer un véhicule jusqu’à un an

Pour attirer plus de membres, GoMore table donc sur sa solution complète. Elle l’enrichit aujourd’hui d’une nouvelle possibilité : celle de louer des véhicules sur des longues durées : entre 4 et 12 mois. La startup a passé des partenariats avec Europcar ou Roady. « Cela permet de rouler dans une voiture neuve qu’on peut aussi sous-louer sur la plateforme lorsqu’on en a pas besoin », explique Mathieu Boulay. Après BlaBlacar et Drivy, concurrencer demain les concessionaires ?

Photo de une : Mathieu Boulay, directeur France de GoMore © GoMore

Le 13 décembre 2016


Comments

comments

Sur le Même sujet