Guide consocolaborative

Cette start-up veut remplacer les publicités par de l’art dans nos villes grâce au mécénat participatif

Partager [pssc_facebook] [pssc_twitter]

Et si on nous permettait de reprendre le contrôle sur notre environnement visuel en remplacement les publicités par des œuvres d’art ? Tout en faisant connaître des artistes émergents en les affichant au cœur des villes. C’est le pari de la start-up bordelaise Oboem.

L’urbain français voit en moyenne 350 publicités par jour, et bien souvent, il ne s’en rend plus compte.  Notre environnement visuel est choisi par ceux qui en ont les moyens car annoncer coûte cher : il faut compter 3000 euros  la semaine pour quelques affiches dans une station de métro en banlieue parisienne et jusqu’à un million d’euros pour une semaine d’affichage à la station Opéra !

Alors comment reconquérir les murs de nos villes ? L’idée d’une plateforme pour financer des campagnes d’affichage artistiques est née dans l’esprit de Marie Toni et Oliver Moss, les deux cofondateurs d’Oboem, quelques mois après leur retour d’Amérique du Sud.

« A notre retour, la sur sollicitation publicitaire auquel on est soumis en ville nous a frappé. Et nous avons fait le lien avec notre visite de Valparaiso, une ville où l’art est partout. Les fresques d’artistes couvrent tous les murs et embellissent la ville. Cela nous a donné envie de monter un projet qui permettrait de ré enchanter nos paysages urbains tout en valorisant le travail d’artistes peu connus du grand public.» raconte Oliver Moss.

Valparaiso. Crédit : Hélène Vuaroqueaux
Valparaiso. Crédit : Hélène Vuaroqueaux

Tous co-mécènes

La plateforme permet aux utilisateurs de soumettre des œuvres d’artistes (peinture, photographie, dessin)  et de financer celles qu’ils veulent voir s’afficher sur les espaces publicitaires de leur ville. En contrepartie, le co-mécène reçoit une reproduction de l’œuvre soutenue, imprimée en édition limitée uniquement le temps de la campagne.

« Et c’est accessible, on peut devenir co-mécène à partir de 10€. »  précise le co-fondateur.

oboem

Des expérimentations réussies

Ce n’est pas la première fois que l’achat d’espaces publicitaires pour y afficher des artistes est financé en mode participatif. En 2016, le collectif Cercle Rouge avait transformé une station de tram de Montpellier en galerie à ciel ouvert pendant une semaine.

A Londres, l’initiative CATS (Citizens Advertising Takeover Service) financée par les internautes a permis en septembre 2016 de remplacer pendant deux semaines toutes les pubs de la station de métro Clapham Common par des photos de chats à adopter.

Crédit : James Turner
Crédit : James Turner

« Par ce type d’action, on pense que l’on peut faire changer le regard des gens sur ces espaces-là qui sont un média puissant mais mal utilisé et mettre en évidence l’envahissement de la ville par la publicité. » conclut Olivier Moss.

Si vous voulez égayer la ville, donner un coup de pouce à un artiste et recevoir de l’art chez vous, rendez-vous sur leur site http://oboem.com/.

 

Le 5 mai 2017


Comments

comments

Sur le Même sujet