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BeeBar, le bac à fleurs qui transforme votre balcon en refuge pour abeilles

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Et si chaque citoyen pouvait grâce à des fleurs mellifères bio participer à la sauvegarde de l’insecte en disparition ? Lancé il y a quelques semaines, le projet BeeBar a déjà suscité de nombreuses précommandes sur Ulule.

Pas un mois sans qu’un article nous rappelle que la disparition des abeilles s’accélère en France et dans le monde. Fondateur du cabinet d’innovation Brainswatt, Nicolas Beretti veut essayer de donner à chaque citoyen, en particulier les habitants des villes, les moyens de lutter contre ce désastre annoncé.

Il a pour cela imaginé avec son agence un « bar à abeilles », comprendre un Bac à fleurs d’appartements pour abeilles urbaines. Une jardinière souple en plastique recyclé, du terreau bio et des graines mellifères bio : voici la recette pour que chaque citadin puisse transformer son balcon ou rebord de fenêtre en asile pour abeilles.

Low Tech

En quelques semaines, la campagne de crowdfunding qu’il a lancé sur Ulule a suscité 400 participations, soit quatre fois l’objectif initial. Encore en ligne pour deux jours, elle permet, à partir de 20 euros, de précommander son bac à abeilles personnel. Un tel succès s’explique selon Nicolas Beretti par le fait que « beaucoup de gens sont pleins de bonnes volontés, mais un peu flemmards, trop occupés, ou ne savent même pas qu’il faut, par exemple, des graines et du terreau bio pour attirer les abeilles. »

Selon le montant investi, il est possible d’obtenir des bacs de différentes tailles. Tous sont conçus pour avoir le moins d’impact environnemental possible. « Les pots sont en plastique recyclé, illustre Nicolas Beretti, qui précise qu’aucun élément électronique n’est intégré. Je crois que le futur est Low Tech. Ce n’est pas avec des batteries au lithium et des applications qu’on va consommer moins d’énergie. »

Les citoyens au secours de la biodiversité

Et ça fonctionne ? « J’ai d’abord installé un BeeBar à ma fenêtre puis nous en avons mis trois sur les toits de Comet Meetings, dans le 16e, assure Nicolas Beretti. En moins de 48 heures, on voyait les premières abeilles butiner sur nos fleurs.» Et pas de risque de se faire piquer ! « Les abeilles sont des insectes absolument pacifiques », rappelle le fondateur qui déconseille tout de même « aux personnes allergiques de tenter l’aventure ».

Si les municipalités sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des politiques en faveur de la biodiversité, les particuliers ont aussi un rôle à jouer. « Je suis assez adepte du soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. Les particuliers ont un pouvoir immense entre leurs mains : la consommation », juge Nicolas Beretti. Il n’est d’ailleurs pas le seul. De nombreux citoyens inventent des solutions pour sauver les abeilles comme le collectif Open Source Beehives ou bien Ruche ô ma Ruche.

 

Le 10 avril 2019


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