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Batribox : l’éco-organisme qui se bat pour que vous mettiez vos piles au recyclage

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Batribox, c’est la solution de collecte et de recyclage des piles et des petites batteries de l’éco-organisme Screlec. Depuis 1999, cette société mène des actions de sensibilisation auprès des Français, pour qu’ils se déchargent de leurs piles usagées.

21 366 721 piles ont déjà été recyclées depuis le 1er janvier 2019 par Screlec-Batribox. Fondé il y a vingt ans à l’initiative des fabricants d’accumulateurs, de téléphonie et d’électronique grand public, ainsi que des fédérations et des syndicats professionnels, il s’agit du deuxième plus vieil éco-organisme français. Agréé par les pouvoirs publics, Screlec a un statut particulier, celui d’une société à but non lucratif.

Pour dépoussiérer son image et rendre le recyclage plus ludique, ses fondateurs ont décidé de lancer la solution Batribox, fin 2006. Ses deux missions : organiser la collecte et le recyclage des piles et des batteries (téléphones et ordinateurs portables…) de façon la plus vertueuse possible et sensibiliser le grand public aux gestes de tri. Batribox compte 30 000 points de collecte de piles et batteries usagées en France, implantés dans les supermarchés, les magasins de bricolages et de plus en plus, dans les sièges des entreprises.

Point de collecte dans un bureau / Screlec – Batribox©

Recycler pour quoi faire ?

« Souvent les gens se posent la question, est-ce que ça vaut le coup de trier ses déchets ? » confie Yann Caillaud, directeur Développement et Communication de Screlec — Batribox, qui continue : « jusqu’au début des années 80, il y avait du mercure dans les piles. Le plomb continue à être utilisé. Ce n’est donc pas neutre de jeter une pile ou une batterie dans une poubelle domestique ». Une fois piles et batteries récupérées par Batribox, elles sont envoyées dans des centres de tri. Car selon leur technologie, la composition varie. Les piles alcalines par exemple, contiennent du fer, du manganèse et du zinc.

Screlec – Batribox©

Après cette étape, elles passent en centre de traitement pour y êtres recyclées. C’est à ce moment que les matières constituantes sont récupérées. Ces matières sont ensuite réinjectées sur le marché local. « Le recyclage permet de préserver notre environnement, car on ne va pas ponctionner la planète avec des mines de fer ou de cobalt. On produit nos propres ressources, on est en plein dans l’économie circulaire ». Ce qui fait sens dans un pays comme la France, qui ne possède pas de mines. « 100 % de ce qu’on récupère et 99 % de ce qu’on recycle, l’est fait en France » ajoute Yann.

À la recherche des piles cachées

Pour sensibiliser les plus jeunes à l’importance du recyclage des piles et des batteries, Batribox a également lancé le programme Piles solidaires. « Un prof inscrit sa classe ou son école. Il reçoit un kit de collecte et un kit de sensibilisation » explique Yann. Pour chaque tonne collectée, 250 euros sont reversés à Électriciens sans Frontières. « Cette association met en place des projets photovoltaïques dans des endroits pauvres. L’an dernier, on a ainsi pu financer l’électrification de deux écoles au Népal en collectant 64 tonnes de piles et de batteries ».  

Autre exemple d’opération, Une pile = un don, de l’énergie pour le Téléthon. À cette occasion, se sont plus 7 millions de piles qui ont été collectées l’an dernier. « À raison là aussi de 250 euros reversés par tonne collectée, ce n’est pas négligeable. Nous notre intérêt, c’est de toucher des personnes qu’on n’aurait pas pu atteindre ». Car une des grandes problématiques dans le recyclage des piles et des batteries, c’est que les gens les stockent chez eux sans en avoir conscience. Ces dernières sont accumulées dans une boite ou oubliées dans ces téléphones ou ces ordinateurs portables, dont on ne se sert plus, mais qu’on garde quand même.

« Ça représente 30 % de piles et de batteries qui dorment au fond d’un tiroir, quand notre taux de collecte s’élève à 45 %. Ça veut aussi dire qu’un tiers de ce qui pourrait être collecté part à la poubelle ! » conclut Yann qui tempère « l’an dernier, on a récolté 4800 tonnes, de piles et de batteries, contre 3000 tonnes en 2013. La dynamique est bonne. »

 

Le 5 février 2019


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