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Avec cette épicerie en ligne, votez pour les aliments éthiques que vous voulez consommer

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Après un voyage au Mexique et la découverte d'un café, Thibault a décidé de lancer la Tribu. Dans cette communauté tout est transparent : après s'être documentés sur les producteurs et les conditions de production, les consommateurs votent pour les produits qu'ils pourront acheter.

D’après l’association 66 millions de consommateurs, « 30 % des denrées biologiques sont importées de l’Union européenne ou de plus loin. Au cours des dernières années, la Répression des fraudes a constaté un taux d’irrégularités aux alentours de 14 % sur les produits bio, avec des substances interdites dans 5 à 6 % des échantillons qui sont, pour beaucoup, issus de pays tiers. »

Transparence dans les plantations

Pour Thibault Lanéry, co-fondateur de la Tribu, ce n’est pas une fatalité. Depuis quelques mois, il planche à rapprocher les producteurs de l’hémisphère sud et les consommateurs en quête de transparence. « On apporte une solution à tous les consommateurs qui veulent comprendre ce qu’ils consomment. On propose des produits bio et issus du commerce équitable, en toute transparence et en éco-compensation  » , déroule le jeune homme. En allant sur place pour filmer les producteurs et les plantations de café, de thé, de quinoa ou d’épices, il souhaite aller plus loin que ce que font les marques actuelles «  et apporter une dimension un peu plus digitale » aux produits qu’il met en ligne. Et plus transparente. Tout le cycle de vie du produit est documenté lors de la visite du producteur et du transformateur ; documents écrits, récits photos et tutoriels sont partagés avec la communauté de la Tribu pour l’éclairer dans son choix.

C’est à la communauté de la Tribu de voter pour les produits qu’elle préfère. En ce moment sur Ulule, puis sur son site, les clients peuvent plébisciter leur produits favoris. « On a d’abord demandé à nos amis et nos familles. Ils ont choisi le café, les graine de chia et le quinoa, en direct du Pérou pour ces premiers produits », explique Thibault. Partie intégrante de l’ADN de la Tribu, la cocréation des produits permets « d’éclairer le consommateur et de partager l’histoire de ces producteurs qui travaillent avec une agriculture biologique respectueuse des sols, qui se sont structurés en commerce équitable, et du coup qui sont autonomes, responsables et qui ont une stratégie au sein de leur coopérative.»

Le café des Maya Vinic

Ancien de la grande distribution, Thibault était dans les achats. Pour embrasser un projet avec plus de sens, il part au Mexique visiter des plantations de café et faire un petit reportage. Il découvre la communauté indigène Maya Vinic et tombe sous le charme d’un café qui n’était pas importé en France. Il partage sa découverte avec son ami Julien, qui devient son associé.

« La culture du café est extrêmement polluante, on a ajouté la dimension écologique : 100% des émissions de gaz à effet de serre seront compensées par un plan de reforestation en France. ». L’arrondi solidaire qui sera intégré aux achats permettra aussi au consommateur de financer une association gélocalisée. « On tient au local, d’ailleurs notre production de café est torréfiée dans une entreprise du Havre, et conditionné par une ESAT  (établissement  et service d’aide par le travail) ».  

Côté conditionnement, pas de vente de petits sachets de thé ou de café : les grosses quantités sont privilégiées pour réduire les emballages. Dans les mois qui viennent, la Tribu va chercher des circuits de distribution alternatifs : « on cherche des coffee-shop, des restaurateurs ou des épiceries qui seraient prêts à garder notre stocks, pour que les clients puissent récupérer leurs commandes à côté de chez eux. On va aussi soumettre d’autres produits à la communauté pour voir lesquelles elle choisira ». De quoi être dans sa tasse de café, ou de thé.

 

Le 16 novembre 2018


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