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Avec des fruits moches, elles font des confitures (re)belles

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Des produits frais, du sucre et rien de plus : voici la recette des confitures Re-belle. Leur particularité ? Les fruits et légumes qui les composent proviennent d’invendus. Qui a dit qu’il fallait être beau pour être bon ?

Tous les ans, 45% des fruits et légumes que nos producteurs locaux cultivent ne finissent pas dans notre assiette. Pour lutter contre ce grand gâchis et offrir un autre destin que la benne à ordures à ces produits de qualité, Colette, tout juste 30 ans et Adeline, 27 ans, ont créé la marque de confitures Re-belle.

Locavores, qualitatives et sociales

Leurs confitures sont fabriquées à partir de produits collectés auprès de marchés et supermarchés d’Île-de-France. « Invendus en raison d’un mauvais calibre ou d’un aspect peu conventionnel, ces fruits et légumes sont pourtant d’une qualité identique à ceux qui sont plus beaux » détaille Colette. Une fois collectés, ils sont transformés rapidement en confiture par l’équipe, hébergée à Romainville (Seine Saint Denis) dans les cuisines professionnelles de Baluchon. Cette entreprise sociale confectionne des plats à partir de produits locaux, tout en œuvrant pour la redynamisation du quartier de la cité Cachin. Elle emploie et forme des personnes en parcours d’insertion, qui participent aussi à la fabrication des confitures Re-belle.

Adeline et Colette, fondatrices des Confitures Re-belle
Adeline et Colette, fondatrices des confitures Re-belle

Partenariat et distribution en circuit-court

De la Grande Épicerie en passant par les Tatas-Flingueuses à Montreuil « on est présents dans 28 points de ventes et commerces indépendants » explique Colette qui ajoute : « toujours dans une logique de circuit-court, on boucle la boucle en récupérant des fruits et légumes chez Monoprix puis en y vendant nos pots de confiture ». Ceci grâce à la mise en place d’un partenariat auprès de l’enseigne, particulièrement sensible au gaspillage alimentaire et qui les soutient depuis le début.

Produites en quantité limitée et au gré des arrivages, les petits pots Re-Belle dépoussièrent l’univers de la confiture. Le résultat peut-être détonnant, à l’instar de la confiture tomate-poivre ou prune-raisin-épices. Pour ceux qui aiment les saveurs moins osées, « la confiture de cerise est en ce moment en préparation » précise la fondatrice.

De Disco Soup à la confiture sociale

Pour Colette, ce projet n’a pas été le fruit du hasard. Bénévole très active au sein du collectif Disco Soup – qui sensibilise le public au gaspillage alimentaire en organisant des évènements festifs dans la rue, elle a aussi été chargée de projet pour le club FACE 93. Elle y était chargée d’accompagner des jeunes vers l’emploi et d’insertion.

Aujourd’hui, après s’être formée à la cuisine en passant un CAP cuisine (notamment pour les normes d’hygiène), elle concilie lutte contre le gaspillage alimentaire et impact social. À la recherche d’un laboratoire toujours dans le 93, elle projette de développer sa marque de confitures Re-belle  en continuant à former et employer des personnes en parcours d’insertion.

Le 26 juin 2017


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