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À Nanterre, une usine en friche transformée en temple de l’alimentation collaborative et solidaire

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Cuisine partagées, incubateur de startup, espace de dégustation et jardins dédiés à l’expérimentation agricole : le « Château de Nanterre » ouvrira en juin et veut catalyser les nombreuses initiatives autour de l’alimentation durable.

Inscrit aux monuments historiques, le « château de Nanterre » (Hauts-de-Seine) était en friche depuis une vingtaine d’années. Mais les 2000 m2 de cette ancienne usine de pâte à dentifrice s’apprêtent aujourd’hui à accueillir de nouveaux hôtes. D’ici juin, le château sera transformé en tiers-lieux dédié à l’alimentation durable, la foodtech et la cuisine solidaire. Une première en son genre, alors que les français font de plus en plus attention à leur alimentation.

« Ces derniers temps, on a vu bon nombre de startups, d’associations et de citoyens lancer des initiatives géniales dans le domaine du bio, des circuits-courts, de l’agriculture urbaine », juge Baptiste Garmy, membre de Etic. Cette entreprise solidaire imagine des des espaces de travail partagés dédiés au développement durable. « On a aujourd’hui besoin d’un lieu pour fédérer la dynamique autour de la transition alimentaire. »

Incubateur culinaire

Pour cela le Château de Nanterre proposera d’abord un « incubateur culinaire » de 450 m2 géré par United Kitchens, au sein duquel les entrepreneurs pourront louer un espace de cuisine partagé. Laboratoire de pâtisserie, matériel pour cuisine expérimentale, espace grand public… Il s’agira d’« accompagner les entrepreneurs, du sourcing de leurs matières premières à la distribution, dans un écosystème bienveillant constitué de grands chefs, de mentors, d’écoles de cuisines », explique Armelle Delaage, fondatrice de United Kitchens.

Maquette des lieux © Agence Py architecte

Le lieu disposera également d’un espace de coworking « classique » accueillant plusieures startup dans le domaine de l’alimentation : mamie foodie (traiteur qui met à l’honneur la cuisine des plus âgés), la fumerie du coin (nourriture maison en circuit court), Péligourmet (plateforme collaborative de produits dénichés par la communauté). Ces résidents pourront être connectés avec une centaine d’autres organisations du secteur tels que Terre de liens ou ou Les Marmites volantes.

Jardin expérimental

Pour compléter le menu, un espace événementiel et une épicerie permettront au public de se restaurer et de tester de nouveaux concepts culinaires. Enfin aux pieds du Château, 6 000 m2 de jardins accueilleront des activités de maraîchage, des ruches, poulaillers ou du compost ou des techniques de culture innovantes. « L’idée n’est pas de viser l’autosuffisance alimentaire mais d’en faire une vitrine d’expérimentation et de démonstration », précise Baptiste Garmy.

En attendant la fin des travaux, les murs sont laissés au collectif Soukmachines qui y organise des évènements artistiques alternatifs. Les artistes laisseront derrière eux fresques et sculptures pour l’ouverture du lieu. Un bel hors-d’oeuvre.

Le 14 mars 2017


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