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50 nuances de locavores ou comment éviter le supermarché

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Les moyens de s’approvisionner localement en produits frais de qualité se diversifient, un pas de plus pour trouver des alternatives aux supermarchés.

On connaît les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) : elles regroupent des citoyens qui s’engagent à l’année à acheter la production d’un maraîcher bio. Il existe aussi La ruche qui dit oui, une plate-forme de l’économie collaborative présente au niveau national, qui propose des produits frais ou transformés à la carte. En dehors de ces réseaux, toute une variété de formules permet de se procurer des produits frais sans engagement. L’association Kreiz Breizh Terre paysanne (KBTP) regroupe ainsi une vingtaine de paysans bretons. Ils fournissent de 50 à 60 commandes par semaine de légumes, viande et produits transformés (crêpes, confitures…) commandés à la carte via leur site Internet. Les paniers sont récupérés dans des fermes relais et l’association prélève 5 % sur chaque facture. Le site Mon-panier-bio.com recense plus de 250 de ces offres qui prennent la forme juridique d’associations, de groupements d’intérêt économique, voire d’entreprises.

David Roulleau et Pauline Cabaret,  maraîchers  et membres de Kreiz Breizh Terre paysanne, réalisent près  de 20 % de leur chiffre d’affaires grâce aux ventes directes - ESJ Lille©
David Roulleau et Pauline Cabaret,
maraîchers
et membres de Kreiz Breizh Terre paysanne, réalisent près
de 20 % de leur chiffre d’affaires grâce aux ventes directes – ESJ Lille©

Manger sain, sans militantisme

Ces formules attirent des clients citadins soucieux de manger sain qui ne souhaitent pas s’engager à l’année et trouvent pratique de retirer leurs achats dans des points relais ou sur leur lieu de travail. Ce mode de distribution représente un débouché intéressant pour les agriculteurs : David Roulleau, maraîcher et membre de KBTP, réalise ainsi près de 20 % de son chiffre d’affaires grâce à ces ventes directes. Ce mode de distribution permet aussi de faire travailler des entreprises d’insertion par l’activité économique, comme c’est le cas avec Les paniers bio du Val-de-Loire. Mais gérer de nombreuses références sans garantie d’achat peut aussi s’avérer risqué sur le plan économique. Les paniers de Mariette, en Alsace, ont mis la clé sous la porte à l’été 2016. Les achats s’orientaient davantage vers les produits à faible marge (pain, agrumes…) que vers les légumes. Le désir de se rapprocher de producteurs locaux et de « bien manger » donne aussi naissance à des offres plus ambitieuses. Le Collectif percheron, réseau de paysans normands, livre ainsi une fois par mois une trentaine de groupes de consomm’acteurs parisiens. Il prélève une commission de 16% et impose un seuil d’achat de 1 000 euros par groupe. Quant au site Internet Péligourmet, il met en relation des consommateurs de la capitale afin qu’ils rapportent eux-mêmes des spécialités régionales achetées auprès de producteurs sélectionnés à l’occasion de voyages personnels.

Ces émissaires ne sont pas rémunérés mais indemnisés s’ils ont engagé des frais supplémentaires. Quant au site, il prélève 15 % du prix du produit. L’économie collaborative offre ainsi des alternatives de plus en plus nombreuses et diversifiées aux supermarchés.

Le 20 octobre 2016


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