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4 façons de s’habiller en court-circuitant l’industrie textile

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La surconsommation de vêtements dont les effets sont catastrophiques pour l'Homme et la planète, n'est pas une fatalité. Acheter d'occasion, fabriquer ses vêtements ou même les louer : lieux alternatifs et places de marché numériques permettent aujourd'hui de s'habiller de façon plus responsable... et pour moins cher !

Effondrement du Rana Plaza, maillot des bleus produits pour trois euros en Thaïlande, exploitation des enfants et conditions de travail inhumaines… Malgré la violence de ces pratiques, les français achètent 30 kg de textile par an et dépensent en moyenne 140 euros par mois en fast-fashion (H&M, Mango, Zara…). À l’heure où nous avons épuisé les ressources annuelles de la terre, l’urgence est réelle : l’industrie textile est aussi parmi les plus polluante du monde. Le coton à usage vestimentaire est responsable à lui seul de 25% de la pollution mondiale aux pesticides et la fabrication d’un jean nécessite 11000 litres d’eau (2700 litres sont utilisés pour réaliser un t-shirt). En Chine, on estime que 70% des cours d’eau sont pollués à cause de cette industrie et L’ONG Greenpeace notamment, rappelle sur son site que les substances rejetés dans l’environnement pendant la fabrication sont toxiques pour notre santé également.

Pour combiner éthique et respect de l’environnement, voici quelques idées pour s’habiller ou redonner une seconde vie à ses vêtements.

Acheter oui, mais d’occasion

Les sites Videdressing, Vestiaire collective et Vinted permettent de vendre ou de troquer leurs vêtements entre particuliers. Moins onéreux, le réseau des Ressourceries, les entrepôts d’Emmaüs, les friperies et les brocantes du coin permettent de dénicher des perles rares.

Original dans le milieu de la fripe, Les Récupérables propose des pièces uniques et vintages. Sa fondatrice, Anaïs Dautais Warmel et son équipe se fournissent auprès d’Emmaüs, du Relais et du réseau des ressourceries. Ainsi, draps, nappes, rideaux, housses de couettes ou tissus laissés de côté, sont revalorisés en vêtements tendances. Chaque tissu est nettoyé, décousu, recousu et assemblé dans un atelier d’insertion ou dans de petits ateliers à Paris. Des défilés présentant les créations sont même organisés.

Fabriquer pour durer

Le DIY n’épargne pas la mode et les français sont de plus en plus nombreux à se (re)mettre au tricot et à la couture. Pour s’initier, plusieurs possibilités : tuto en ligne, cours entre particuliers ou collectifs comme les café-coutures. Les MJC et Emmaüs organisent aussi leurs propres ateliers. Enfin, La Textilerie permet à ceux qui ne sont pas équipés ou qui souhaitent apprendre, de trouver leur bonheur. Ce lieu-ressources et lieu de vie dans le 10e arrondissement de Paris, propose plusieurs activités autour du textile et du vêtement avec une logique de filière courte et responsable.

Emprunter pour varier

70% des vêtements achetés ne seraient pas portés. Alors, pour des occasions spéciales, des périodes limitées ou pour varier, louez ! Tale Me par exemple, propose à la location des vêtements made in Europe ou équitables, fabriqués à Bruxelles. Ils s’adressent aux femmes enceintes et aux enfants (de 0 à 6 ans).

L’habibliothèque quand à elle, propose des pièces de créateurs à emprunter pour des occasions spéciales. Une alternative à l’achat de la robe à usage unique.

Acheter neuf, mais responsable

Quand l’achat s’impose, Dream Act recense des marques responsables. Cette plateforme web de la consommation responsable prône commerce équitable, circuit-court, made in local, environnement, santé, lien social, éducation, végan, zéro déchet et insertion. Créateurs, engagés et marques éthiques sont référencés sur le site. La méthodologie est exigeante : chaque créateur est rencontré et signe un questionnaire d’auto-évaluation d’impact, qui sera ensuite validé par un comité éthique indépendant. Enfin, le public modère en évaluant ses achats.

 

Le 2 août 2018


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