Guide consocolaborative

3 applis pour savoir ce que contiennent vos cosmétiques

Partager [pssc_facebook] [pssc_twitter]

Un produit d’hygiène ou de beauté sur deux peut être nocif. Consocollab a testé pour vous 3 applications qui passent au crible la composition des produits qui peuplent nos salles de bains.

« Des perturbateurs endocriniens présents dans 55 % des maquillages, des allergènes trouvés dans 42 % des soins pour cheveux ou encore des substances irritantes relevées dans 72 % des dentifrices. » C’est le bilan dressé par l’institut UFC-Que Choisir, qui note que malgré de nombreuses polémiques et mises en garde scientifiques, 46 % des produits cosmétiques recensés « contiennent un ou plusieurs ingrédients indésirables ». Ce n’est donc pas un hasard si l’association de consommateurs a lancé en mars dernier QuelCosmetic, sa propre application (gratuite) qui passe au crible la composition de nos produits d’hygiène et de beauté.

QuelCosmetic, la petite dernière

Interface QuelCosmetic – UFC Que Choisir©
Résultat test QuelCosmetic – UFC Que Choisir©

Pourtant récente, QuelCosmetic recense déjà plus de 6000 références regroupées en sous-familles : déodorants et parfums, produits solaires, soins du corps, maquillage, soin du visage, produits d’hygiène dentaire, produits pour bébés et enfants et soins des cheveux. L’utilisation est simplissime. Il suffit de scanner le code-barre de sa crème, par exemple. Le résultat est séparé en trois catégories : femmes enceintes — bébés, adolescents et adultes. La compréhension est facilitée par un système colorimétrique ; du composant le moins nocif en vert, au plus dangereux en rouge. Il est également possible d’effectuer une recherche par produits, catégories et dans le glossaire. L’appli repose sur la participation. Ainsi, les membres sont encouragés à ajouter un produit manquant. Il suffit de prendre une photo et de remplir un court formulaire. Après vérification, il rejoindra la base de données.

Clean Beauty, la jolie

Résultat d’un test Clean Beauty – Officinea©
Interface Clean Beauty – Officinea©

Avec cette appli, c’est la liste des composants qui est analysée directement. Un plus, car en faisant les tests, nous nous sommes aperçus que certains produits ne possédaient pas de code-barre. Le site de Clean Beauty précise que « de nombreux ingrédients autorisés en Europe sont aujourd’hui sujets à controverses au sein de la communauté scientifique internationale, perturbateurs endocriniens en tête. La nocivité potentielle de ces ingrédients est renforcée par les effets cocktail ou cumulatifs. » Lors de l’examen d’un produit, le résultat prend en compte les composants suspects, certains conservateurs, les agents irritants ou comédogènes et les nanomatériaux. Pratique donc pour les peaux sensibles, à problèmes ou allergiques. Pédagogique, Clean Beauty explique par exemple si l’allergène est d’origine naturelle, synthétique et/ou controversé. Pointilleuse, l’application indique rarement l’innocuité totale d’un produit même lorsque l’on vérifie les ingrédients de cosmétiques « naturels » ou labellisés « organic cosmetic ».  Autre atout de Clean Beauty, une interface soignée et une bibliographie scientifique claire, qui liste tous les produits utilisés en cosmétologie.

Think Dirty, le dinosaure

Interface Think Dirty©
Résultat de test Think Dirty©

Depuis 2013, Think Dirty analyse les produits d’hygiène et de beauté. Après avoir scanné le code-barre, le couperet tombe sous forme de liste. Les composants classés en tête et rouges sont « dirty », les oranges « half n’ half » et les verts « clean ». Think Dirty met lui, l’accent sur les ingrédients pouvant fragiliser le développement et la fertilité, ceux qui augmentent le risque de cancer et ceux qui provoquent des allergies. Ils possèdent chacun leur propre fiche, où sont mentionnés les sources et les avertissements des autorités régulatrices s’il y a lieu. Petit bémol : l’application est en anglais et la majorité des produits français n’y figurent pas. La solution : les soumettre par le biais d’un formulaire pour agrandir la base de données.

D’autres applications existent comme CosmEthics (payante), Pharmapocket pour les produits parapharmaceutiques ou encore Beat the Microbead qui détecte la présence de plastique.

 

Le 1 mai 2018


Comments

comments

Sur le Même sujet