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Open science : 11 organismes européens s’engagent à rendre toutes leurs publications gratuites

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Citoyens et chercheurs pourront accéder librement aux résultats de ces institutions. Objectif : accélérer la coopération scientifique en évitant que les données ne soient monétisées par de grandes revues.

À partir du 1er janvier 2020, les publications scientifiques issues de recherches financées par des subventions publiques devront être publiées dans des journaux ou des plateformes en open access (accès libre). C’est l’objectif de cOAlition S, une alliance entre 11 financeurs de la recherche européenne, parmi lesquels l’Agence Nationale de la Recherche française, annoncée le 4 septembre.

Concrètement, n’importe quel chercheur, ou citoyen pour accéder aux résultats de ces travaux sans devoir s’acquitter de frais importants tels que l’abonnement à une revue scientifique. L’annonce fait partie d’un plan plus large de la Commission européenne, baptisé Plan S, pour « accélérer la transition à un accès complet, immédiat et gratuit aux publications scientifiques ».

Le plan prévoit aussi l’ouverture des archives des universités, organismes de recherche, librairies. Les droits des auteurs seront conservés, sous licence creative commons. Pour ces financeurs, il s’agit d’enclencher un mouvement pour que d’autres bailleurs de fonds de la recherche du monde entier, publics et privés, adoptent cette philosophie.

Une nouvelle historique

« C’est une nouvelle d’une ampleur historique, puisque le budget de recherche de la Commission Européenne et des ces organismes se compte en dizaines de milliards », s’enthousiasme Thomas Landrain, initiateur de Just One Giant Lab et cofondateur du laboratoire citoyen La Paillasse. Il espère que cette décision radicale « poussera les grandes revues telles que Nature ou Science à changer de modèle économique et ouvrir leurs publications »

Si elle prive les chercheurs et les éditeurs de journaux d’un revenu, l’open-science permet d’accélérer considérablement la coopération scientifique. « De plus en plus d’études sont des métaétudes, c’est-à-dire qu’elles croisent les données de nombreuses études déjà réalisées, explique Thomas Landrain. Or ce type de recherche par recoupement nécessite de pouvoir accéder à un grand nombre de publications. » L’ouverture progressive des données scientifiques doit donc permettre de faire d’importants progrès dans la recherche, notamment sur l’alimentation, l’agriculture ou le cancer.

Le 6 septembre 2018


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