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Ecov réinvente l’autostop pour développer le covoiturage en zone périurbaine

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Et si les voitures individuelles pouvaient venir complémenter l’offre de transport en commun dans les zones rurales et péri-urbaines ? C’est le pari de la start-up Ecov qui propose un service à mi-chemin entre l’auto-stop et le covoiturage.

Transports en commun peu développés, ou saturés aux heures de pointe : les zones péri-urbaines et rurales sont souvent les parents pauvres de la mobilité. C’est en partant de ce constat et d’une opportunité – la sous-occupation des voitures individuelles – Thomas Matagne et Arnaud Bouffard ont lancé Ecov avec pour mission de faciliter les déplacements du quotidien. « Les plateformes de covoiturage existantes sont trop rigides pour les trajets du quotidien. Nous voulions un service qui soit à la fois flexible et inclusif » explique Clément Barbe, responsable du pôle utilisateurs.

Pour cela, il fallait sortir du tout digital et penser un système qui n’exige pas de réservation au préalable. Avec Ecov, la mise en relation entre passagers et conducteurs se fait à travers un réseau de bornes de covoiturage installées sur les axes principaux du territoire. Pas besoin de smartphone, le passager à la recherche d’une voiture se rend à la borne et rentre sa destination. Suite à cela, le prix et une estimation du temps d’attente lui seront communiqués.

Entre le covoiturage et l’autostop

Le kilomètre est facturé 12 centimes d’euros, quelle que soit la distance parcourue. Sur ces 12 centimes, 9 reviennent au conducteur et les 3 centimes restant couvrent les frais de fonctionnement du service. « Parcourir 30 kilomètres revient à 2€40. Nous pratiquons des tarifs similaires à ceux des transports publics. » explique Clément Barbe. Le temps d’attente, lui, est calculé selon une estimation du trafic à l’heure indiquée. La destination s’affiche ensuite sur la borne, à la vue des automobilistes et ceux-ci s’arrêtent s’ils le souhaitent. La transaction se fait via un ticket que le passager récupère à la borne.

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« Souvent, les conducteurs n’encaissent pas leur ticket. Ils prennent des passagers avant tout par esprit de solidarité. » rapporte Clément Barbe.  En ce sens, Ecov se rapproche plus d’un service d’auto-stop augmenté que de covoiturage tel que proposé par Blablacar.

Le modèle a fait ses preuves en Île-de-France, où le réseau « Coivoit’Ici » permet aux habitants du Val d’Oise et du Nord des Yvelines de se déplacer plus facilement depuis début 2016. La start-up accélère son développement grâce à une levée de fond réussie et installera ses prochaines bornes dans la périphérie de Lyon. Reste à savoir si elle saura se mesurer aux géants du secteur : BlaBlaCar lance un service de covoiturage courte-distance dans plusieurs métropoles françaises.

Le 15 septembre 2017


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