Bon, bon,vous l’aurez remarqué : un peu moins d’activité sur le blog depuis quelques semaines. Et pourtant, des choses à vous raconter il y en a eu (rassurez-vous, j’ai tout gardé bien au chaud). Ce petit aparté était nécessaire pour moi afin de prendre un peu de recul sur les articles déjà publiés, d’échanger avec des blogueurs intervenant sur les mêmes thématiques et de réfléchir à une ligne directrice qui vous intéresse vous, lecteurs. Je dois dire que je suis agréablement surpris par les retours positifs et le nombre de lecteurs en constante augmentation. Donc merci, merci beaucoup pour vos retours, vos commentaires et vos mails. D’ailleurs si vous avez des susggestions, remarques sur le blog elles sont les bienvenues!

Parmi les startups de la Consocollab, vous êtes également de plus en plus nombreux à me solliciter pour que je parle de vous sur ce blog. C’est un plaisir pour moi de répondre à ces demandes et en même temps une responsabilité que je sens poindre : la thématique de la @consocollab mérite un blog digne de ce nom et je réfléchis actuellement à la façon la plus pérenne de continuer à m’investir sur ce projet. Cela fait maintenant quatre mois que j’ai commencé à écrire sur ce blog et je crois qu’il s’agit d’un bon moment pour vous en dire un peu plus sur les motivations qui m’animent autour de ce blog.

Comme j’ai déjà pu le partager avec certains d’entre vous, j’ai choisi de m’intéresser à cette thématique de la consommation collaborative étant moi-même un utilisateur assidu et un fervent défenseur des systèmes collaboratifs (Couchsurfing, Covoiturage,  AMAP pour n’en citer que trois). Mieux appréhender ce phonomène, comprendre les contraintes qui s’opposent encore à une émergence plus manifeste mais aussi, et surtout, rencontrer ceux qui font la consommation collaborative en France et à l’étranger étaient mes motivations principales au départ de ce blog. Le mouvement de la consocollab’ est tellement novateur qu’il est bien difficile de pronostiquer quelle sera l’adoption par le grand public de ces systèmes collaboratifs en rupture (même si, et ce sera l’un des thèmes de mon prochain article, observer les évolutions outre-Atlantique permet de se faire une idée).

Les trois fondateurs d'Airbnb : Nathan Blecharczyk, Joe Gebbia et Brian Chesky

Autre point qui m’intéresse dans la consommation collaborative et que j’aurai l’occasion de commenter est la jeunesse des fondateurs des startups emblématiques du mouvement, en France ou aux Etats-Unis. A titres d’exemples, les fondateurs d’Airbnb (« the eBay of Spaces »), Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk avaient 26 ans ou moins au moment du lancement de leur startup; 28 ans pour le fondateur de RelayRides (pionnier de l’autopartage en peer-to-peer aux Etats-unis), Shelby Clark ; 24 ans pour les fondateurs de Deways (pionnier de l’autopartage communautaire en France), Alexandre Grandremy et Gary Cohen. Les Digital natives moteurs de la consommation collaborative ? Une chose est sûre : ces nouveaux systèmes collaboratifs étant difficilement concevables il y a encore quelques années, seuls des esprits frais rompus aux expériences de partage réussies pouvaient inventer de tels systèmes en rupture. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’il y avait de nombreux Couchsurfers parmi les fondateurs que j’ai rencontrés.

L’impact social (la redécouverte de la communauté notamment) et les valeurs intrinsèques  au phénomène de consommation collaborative (échange, partage, confiance) sont les derniers éléments qui m’ont amené à m’y intéresser. Les valeurs dégagées par les startups emblématiques de la consocollab (telles qu’Airbnb et Super-Marmite, pour cîter les plus emblématiques selon moi) s’inscrivent d’ailleurs en rupture forte avec les pratiques traditionnelles : un sens inné de la communauté et des façons plus humaines d’interagir avec ses clients, ses partenaires, ses concurrents (grâce notamment aux réseaux sociaux) font que ces entreprises jouïssent aujourd’hui d’un capital confiance incomparable (le brand equity cher à Gary Vaynerchuk). « Travel like a human » est ainsi le credo d’Airbnb.

La question des valeurs partagées par ces entreprises est un point fondamental, qui jouera pour beaucoup dans l’émergence de certaines startups plutôt que d’autres. Sincérité, échange, écoute sont les valeurs qui ont permis à certaines startups telles qu’Airbnb de générer une communauté de fans fidèles et de littéralement exploser (Airbnb est régulièrement cité parmi les10 startups les plus prometteuses outre-Atlantique). Il ne s’agit plus seulement de mettre en avant son service ou son offre mais de contribuer à un changement majeur de société. Dès lors, s’inscrire en cohérence avec ces valeurs est fondamental. Celles qui sauront le faire sont promises à un bel avenir, pour les autres ce sera plus compliqué.

Ces valeurs sont les véritables inspiratrices du mouvement de consommation collaborative. Je m’en suis à nouveau rendu compte lors de la première European Jelly week à laquelle j’ai participé. Un événement était organisé à Paris par la fine équipe de La Mutinerie qui lancera prochainement un nouvel espace de coworking à Paris. Plusieurs jeunes entrepreneurs avaient répondu au rendez-vous et, au-delà des perspectives de collaboration mutuelle, ce sont des convictions et des valeurs communes qui nous ont réunis. Une anecdote  révélatrice : plutôt que d’évoquer des partenariats (qui se feront naturellement), cette rencontre s’est conclue sur l’excellente idée d’organiser prochainement des voyages de coworkers à la découverte des villes européennes. C’est aussi ça la jeunesse et la génèse de la consommation collaborative …

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2 Responses to Vie de blog : jeunesse et valeurs de la consommation collaborative

  1. Eric dit :

    Très bon article. Et t’en fais pas qu’on va bien découvrir les villes européennes ;)

  2. Antoine dit :

    content de te revoir publier.
    c’était vraiment un plaisir de vous accueillir.

    comme disait Jim « We want the world and we want it… NOW !!! »